Vulgarisation

 


Situation de l'Agriculture Marocaine en 2006
 


sam2005
    rrRepères (Pdf 700 kb) rrEvolution de la production végétale
    rrLe contexte international rrEvolution de la production animale (Pdf 400 kb)
    rrLe contexte national rrContribution de l’agriculture à l’économie
    rrMesures de politiques agricoles rrDossier: Les nouveaux défis alimentaires


 


IV-2-PRODUCTION ANIMALE

2-1 Effectifs et structure du cheptel

Les effectifs du cheptel national recensés par l’enquête élevage mars-avril 2006 s’élèvent respectivement pour les bovins, ovins et caprins à 2.755; 17.260 et 5.355 milliers de têtes. Comparés à ceux de la campagne précédente, ces effectifs sont en augmentation de 1,2% pour les bovins, de 2,3% pour les ovins et de 0,4% pour les caprins. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, les effectifs des bovins et des caprins ont connu une hausse de 2% et de 3% pour les ovins.

L’effectif des femelles reproductrices bovines, au nombre de 1.496.900 têtes a enregistré une progression de 2% par rapport à la campagne précédente.

2-2 Alimentation du bétail

2-2.1 Disponibilités alimentaires

L’alimentation du cheptel est constituée essentiellement par les apports des sous-produits de cultures et jachères, des parcours naturels et sous forêts, des grains de céréales, des cultures fourragères et des sous-produits de l’agro-industrie.

L’analyse de l’évolution du bilan fourrager durant les dix dernières années fait apparaître globalement une évolution positive des disponibilités alimentaires. Ainsi, les disponibilités fourragères, ont augmenté de 60% pour les fourrages cultivés, 35% pour les sous-produits de l’agro-industrie, 70% pour les grains et 40% pour les sous-produits des cultures.

Selon les conditions climatiques et les résultats de la récolte céréalière, le bilan fourrager ainsi que la contribution de chaque ressource alimentaire dans la couverture des besoins du cheptel peuvent varier dans des proportions considérables d’une année à l’autre. Ainsi, en année favorable le disponible est en moyenne de 14 milliards d’unités fourragères (UF) alors qu’en année défavorable ce disponible n’est que de 10 milliards d’U.F. L’estimation des disponibilités fourragères pour la campagne agricole 2005-2006 est de l’ordre de 14,7 milliards d’UF, répartis comme suit:

• Les sous-produits des cultures, constitués essentiellement des sous-produits de la céréaliculture (pailles et chaumes), ont assuré un apport fourrager de l’ordre de 4,75 milliards d’UF, soit près de 32% de l’ensemble des ressources disponibles dans le pays.


• Les parcours ont contribué par un apport de 3,60 milliards d’UF, soit 24% des disponibilités fourragères.

• La contribution des grains de céréales dans le bilan fourrager était de 3,46 milliards d’UF, ce qui représente 23% du disponible fourrager. La consommation des céréales concerne particulièrement l’orge et le maïs, qui constituent 90% des céréales consommées par les animaux.

• Les cultures fourragères ont assuré un apport de 1,50 milliards d’UF, soit seulement 10% du bilan fourrager. En irrigué, la production fourragère est dominée par la luzerne, le bersim et le maïs fourrager. Alors qu’en zone bour, les espèces fourragères dominantes sont l’orge fourragère et l’avoine.

• Les sous-produits de l’agro-industrie, ont fourni 1,41 milliards d’UF, ce qui représente environ 10% des besoins du cheptel. Le son, la pulpe de betterave et les tourteaux constituent les sous-produits les plus importants de cette catégorie d’aliment.

ENCADRE

PROJETS DE MISE EN VALEUR DES TERRAINS DE PARCOURS (REALISATIONS DE L’ANNEE 2006)

1. Programme de réhabilitation des parcours

Le programme de réhabilitation des parcours a été consacré, en 2006, à la plantation d’arbustes fourragers sur une superficie de 2175 ha dans les provinces de Tan Tan, Guelmim, Assa Zag,Taza, Tiznit et Tata et à la poursuite des activités du centre de production des semences pastorales de Khmis M’Touh avec la production de semences pastorales sur 57 ha, et la multiplication des écotypes sur 8 ha.

2. Projet de développement des parcours et de l’élevage dans l’Oriental phase II

Les principales réalisations ont porté sur:

-L’élaboration de deux plans de développement coopératif (PDC)

-Le renforcement des capacités des coopératives pastorales par la formation et l’appui technique.

-L’achèvement des travaux d’aménagement pastoral sur 2.150 ha

-La réalisation d’études épidémiologiques et la poursuite des programmes de prophylaxie de la brucellose

3. Projet de développement rural de Taourirt – Tafoughalt (PDRTT) Les réalisations au titre de 2006 ont concerné:

-Le lancement des travaux de plantation d’arbustes fourragers sur 460 ha et l’amélioration des terrains en jachère sur 380 ha.

-Le dépressage de 970 ha de chêne vert, la plantation de 150 ha en forêt et la réhabilitation de 6 km de piste.

- La création de 4 points d’eau.

- L’aménagement de 200 ha de PMH

- La distribution de 31.000 plants fruitiers.

- La réalisation de programmes de prophylaxie pour 570 000 têtes de petits ruminants.

-La promotion des activités féminines en milieu rural à travers le lancement des travaux de construction de 3 centres féminins et l’acquisition de 40 fours et 25 plaques solaires.

-La promotion de l’emploi des jeunes ruraux par l’organisation de sessions de formation.

2-2-2 Les mesures d’approvisionnement en aliments de bétail

a) Opération de prise en charge des frais de transport de l’orge

La campagne agricole 2005-2006 a été caractérisée par des conditions climatiques favorables dans la majeure partie du pays, qui se sont traduites par une amélioration substantielle des conditions d’alimentation du cheptel.

Cependant, certaines zones telles que le plateau de l’Oriental et le Sud Est de l’Atlas, ont connu un déficit hydrique qui a affecté les ressources pastorales. Ce déficit a engendré dans ces zones une augmentation des prix des aliments du bétail notamment ceux de l’orge locale qui constitue la base de l’alimentation du cheptel ruminant.

Afin de remédier à cette situation, il a été décidé d’entreprendre une opération de prise en charge des frais de transport d’une quantité de 300.000q d’orge au profit de ces provinces. A fin décembre 2006, le taux de réalisation de cette opération était de 10%.


b) Aides aux éleveurs sinistrés par les intempéries.

Vu l’importance des dégâts enregistrés dans certaines provinces suite aux intempéries, le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes, a réalisé une opération de distribution gratuite d’orge pour venir en aide aux éleveurs sinistrés des provinces d’Errachidia, Figuig, Khénifra, Boulemane et Marakech.

c) Transport de l’eau pour l’abreuvement du cheptel.

La problématique d’approvisionnement du cheptel en eau reste cruciale dans l’ensemble des provinces de la zone sud en raison du déficit hydrique structurel qu’elle connaît.

En vue de subvenir aux besoins d’abreuvement du cheptel dans cette zone, il a été décidé de renforcer le parc de camions citernes existant, par l’acquisition de 23 camions citernes dans le cadre du programme de sauvegarde du cheptel de l’année 2006. La mise à la disposition de ces camions au profit des communes concernées a été faite dans le cadre d’une convention qui a défini les modalités de leur gestion, notamment la prise en charge des frais de fonctionnement par les communes et les conseils provinciaux.

2-2-3 Les prix des aliments de bétail

Les prix des aliments du bétail ont enregistré une baisse par rapport à l’année précédente (Cf. tableau ci-après). Hormis le prix du foin de vesce avoine qui a marqué une hausse de 33% par rapport à l’année dernière, les prix des autres aliments ont connu des baisses allant de – 4% pour la paille à -20% pour le son importé. Toutefois le prix du foin de luzerne s’est situé à 2% au dessus du niveau de son prix de 2005.

ENCADRE

INDUSTRIE DES ALIMENTS COMPOSES

Le secteur des aliments composés compte actuellement plus d’une trentaine d’unités industrielles ayant une capacité totale de l’ordre de 4,5 millions de tonnes, dont 60% est concentrée entre Casablanca et Rabat. A cette concentration géographique s’ajoute celle de la capacité de production. En effet, quatre unités représentent à elles seules une production de 2 millions de tonnes, soit plus de 45% de la capacité totale. La quasi-totalité (95%) de la production annuelle de ces usines est destinée à l’alimentation de la volaille.

2.3 Amélioration génétique

2-3-1 Elevage bovin

a) La poursuite de l’opération d’identification généralisée des bovins

Commencée en Mai 2003 l’opération d’identification du cheptel bovin a pour objectif d’identifier la totalité du cheptel bovin à l’horizon 2012. Le respect de cette échéance impose un rythme moyen annuel d’identification de 300.000 têtes par an. Au 31 décembre 2006, l’effectif identifié est d’environ 453.740 têtes contre 281.353 têtes l’année précédente.

b) L’amélioration des bovins de races locales dans les régions bours:

L’année 2006 a connu le lancement du programme de développement de la race bovine Oulmès Zaer dans le cadre d’une convention de partenariat entre la DPA de Khemisset et l’Association des Eleveurs de Bovins de la race Blonde Oulmès-Zaer. Le montant de la contribution de l’Etat s’élève à 600.000 DH. Il a été procédé également à l’organisation de la 13ème édition du concours de la race. Ainsi, 65 éleveurs ont participé à cette édition avec 110 têtes bovines, ayant bénéficié de primes d’un montant de 50.000 DH.

c) L’insémination artificielle:

Les principales réalisations en 2006, ont porté sur la poursuite de l’équipement des centres régionaux d’insémination artificielle (Casablanca et Kenitra) et l’appui à la mise en application de l’insémination artificielle chez les éleveurs. Les réalisations on atteint 290.734 inséminations, soit une progression de 15 % par rapport à l’année précédente. Après la relative stagnation qu’a connue le nombre annuel d’inséminations artificielles enregistré durant la période 1999-2001, cette action s’est inscrite dans une tendance croissante depuis 2002 grâce notamment aux incitations financières prévues dans le cadre du Fonds de Développement Agricole.

Il convient de signaler que l’application de l’insémination artificielle chez les éleveurs est conduite en partenariat avec les associations professionnelles des éleveurs, qui contribuent aux frais d’application de cette technique chez les bénéficiaires.

d) Le contrôle laitier et la production des reproducteurs:

Le programme de multiplication de génisses a porté sur l’encadrement de 380 unités pépinières bovines par l’opération de contrôle laitier qui a concerné 4.876 vaches soit un recul de 29 % par rapport à l’année 2005.

La régression de cette activité se poursuit depuis 2001 notamment dans certaines régions comme Taza, Tetouan, Sidi Kacem, Ifrane et khouribga. La baisse dans les moyens logistiques nécessaires à l’encadrement des élevages pépiniéristes est la cause principale. Pour remédier à cette situation il a été procédé en septembre 2006, au transfert de la gestion du contrôle laitier aux associations et coopératives des éleveurs. Les modalités de ce transfert ont été définies dans un cahier des charges.

e) Importation de reproducteurs de races pures:

Avec la reprise, en 2005, de l’activité d’importation du bétail reproducteur de races pures, qui avait été suspendue entre 2001 et 2004, on enregistre une progression notable dans les effectifs importés. Ils ont atteint, pour l’année 2006, 10.090 génisses reproductrices soit une augmentation de 12% par rapport à l’année dernière. L’Allemagne la France, et la Hollande demeurent les principales origines avec, respectivement, 65 %, 34 % et 1% de quotepart dans l’effectif importé en 2006.

2-3-2 L’élevage ovin et caprin

a) Elevage ovin

Les réalisations ont porté sur la poursuite du programme d’amélioration génétique des ovins de races locales dans leur « zone d’origine » notamment l’encadrement de 4.060 éleveurs adhérents exploitant 520.042 femelles, dont 1.362 sélectionneurs professionnels exploitant plus de 246.564 brebis inscrites dans les livres généalogiques. Le contrôle des performances et l’indexation sont réalisés, annuellement, dans 200 élevages avec 24.548 agneaux pesés et indexés.

Les éleveurs sélectionneurs ont produit, en 2006, un total de 30.223 antenais et antenaises sélectionnés dont 3.255 béliers et 26.968 antenaises. Cette production représente un recul de 7% au niveau global et une régression de 34 % au niveau du nombre de béliers sélectionnés comparativement aux résultats de 2005.

Les éleveurs intégrés dans ce programme sont organisés dans 54 groupements. Ils bénéficient de la formation dans les domaines relatifs aux techniques de conduite des élevages, tel que l’alimentation, l’amélioration génétique et la santé animale.

Ces programmes sont menés en partenariat avec les organisations professionnelles spécialisées notamment l’Association Nationale Ovine et Caprine (ANOC).

b) Elevage caprin

Le programme en matière d’élevage caprin de 2006, a concerné l’encadrement de 527 éleveurs, propriétaires de 26.000 têtes, et organisés en 10 groupements situés dans les provinces du Nord (Tanger, Tétouan, Chefchaouen...) et 8 coopératives dans la province de khénifra.

En outre, l’année 2006 a vu l’organisation de la 8ème foire régionale caprine à Chefchaouen où 84 éleveurs provenant des provinces de Larache, Tanger, Tétouan et Chefchaouen ont bénéficié de primes d’un montant de 200.000 DH.

2-3-3 Développement de l’apiculture

Outre sa contribution à la production alimentaire, le développement de l’apiculture répond aussi à l’objectif visant l’amélioration du revenu de la population rurale dans les zones défavorisées. Ainsi, le programme de l’année 2006 a porté sur la distribution de 350 ruches modernes peuplées et accompagnées du matériel technique d’exploitation au profit des apiculteurs organisés en 8 coopératives. Ont bénéficié de cette opération les petits éleveurs des zones bours des provinces de Khouribga, Tiznit, Sidi Kacem, Essaouira, El Hoceima, Rabat-Salé et Khemisset.

En 2006, la production de miel a atteint 3500 tonnes dont 2500 tonnes dans le secteur industriel, 1000 tonnes dans le secteur traditionnel soit une augmentation de 17% par rapport à 2005, ainsi que 300 tonnes de cire. Le nombre d’apiculteurs est d’environ 35.000 dont 26.000 traditionnels et 9.000 apiculteurs modernes. Le nombre de ruches est de 385.000 dont 300.000 traditionnelles et 85.000 ruches modernes.

2-4 Santé animale

2-4-1 Défense et protection sanitaire du cheptel

La lutte collective contre les maladies animales réputées légalement contagieuses s’est poursuivie durant l’année 2006 sous forme de campagnes de vaccinations ou de traitements, selon le contexte épidémiologique de chaque maladie. Les programmes de lutte ont été conduits soit d’une manière généralisée à l’échelle nationale (vaccination contre la fièvre aphteuse bovine, vaccination contre la clavelée ovine, vaccination contre la rage canine) ou régionalisées (vaccination des ovins contre la blue tongue dans les zones à risque, vaccination contre la variole cameline dans les provinces du sud, vaccination contre le charbon bactéridien dans les zones reconnues charbonneuses, traitement des parasitoses externes et internes, vaccination contre les entérotoxémies dans les zones enclavées et les provinces du sud). Elles ont permis d’assurer une couverture satisfaisante du cheptel.

2-4-2 Epidémiosurveillance et enquêtes épidémiologiques

Le programme de surveillance épidémiologique des maladies animales et d’enquêtes séro-épidémiologiques, mené en 2006, a porté sur la prospection et la détection précoce des maladies suivantes.

• Bluetongue:

La Bluetongue a été confirmée le 16 octobre 2006, respectivement au niveau des provinces de Taourirt (CR Oued Za) et Jerada (CR Guenfouda). La situation épidémiologique globale a fait état de 2.028 cas déclarés dans 500 foyers répartis au niveau de 19 provinces. Le taux de morbidité est de 2,57 % et le taux moyen de mortalité est de 0,75 %.

• Clavelée ovine:

La situation épidémiologique a fait état de 57 foyers (592 cas) enregistrés au niveau de 12 provinces. Le taux de morbidité est de 8,70 % et le taux moyen de mortalité est de 2,84 %. Le système d’épidémiosurveillance de la maladie a été poursuivi en 2006 avec 230.251 ovins prospectés en moyenne par mois (soit un taux moyen de 1,4 % du cheptel ovin) au niveau des principaux points de concentration des ovins (souks, exploitations, abattoirs, lieux de rassemblements à l’occasion des campagnes collectives de vaccination et/ou de traitement, cabinets vétérinaires).

• Rage animale:

326 cas de rage animale (toutes espèces confondues) ont été déclarés durant l’année 2006 dans 44 provinces (Agadir Ida Outanane, Al Haouz, Al Hoceima, Assa Zag, Azilal, Béni Mellal, Berkane, Boulemane, Casablanca, Chefchaouen, Chichaoua, Chtouka Ait Baha, El Hajeb, El Jadida, El Kelaa, Errachidia, Essaouira, Fès, Figuig, Guelmim, Ifrane, Jerrada, Kenitra, Khémisset, Khénifra, Khouribga, Marrakech, Meknes, Moulay Yacoub, Nador, Nouaceur Ouarzazate, Oujda Angad, Rabat, Safi, Sefrou, Settat, Sidi Kacem, Tan Tan, Tanger Asilah, Taounate, Taourirt, Taza et Tetouan.)

• Tuberculose bovine:

La surveillance de la maladie est effectuée au niveau des abattoirs, elle a permis de déceler 9.843 nouveaux cas tuberculeux lors de l’inspection sanitaire et hygiénique.

• Brucellose bovine:

Cinq foyers portant sur 28 cas de brucellose ovine, ont été déclarés dans les provinces d’Inezegane Ait Melloul, Nouacer, Sefrou et Settat.

• Fièvre charbonneuse:

Le charbon bactéridien s’est déclaré dans 2 foyers, avec 6 cas, au niveau des provinces de Tan Tan et El Kelaa des Sraghnas.

• Variole cameline

Trois foyers (4 cas) ont été signalés par la province de Chichaoua.

• Maladie épizootique hémorragique (EHD)

Au mois de juillet 2006, le Maroc a connu l’apparition d’une nouvelle pathologie bovine dans certaines provinces. Les investigations de laboratoire effectuées sur les bovins malades ont permis de mettre en évidence la présence du génome viral de la maladie épizootique hémorragique du cerf (EHD). Le dernier foyer a été signalé le 29 octobre 2006.

• Fièvre aphteuse:

Depuis le mois d’avril 1999, aucun foyer de fièvre aphteuse n’a été déclaré au Maroc. La surveillance clinique de la Fièvre aphteuse a été poursuivie en 2006 sur l’ensemble du territoire national pour l’ensemble des espèces sensibles (bovins, petits ruminants et camelins). Les résultats de ces prospections n’ont fait état d’aucune anomalie sanitaire attribuable à la fièvre aphteuse.

2-5 Productions animales, consommation et prix

2-5-1 Viandes rouges

L’estimation de la production de viandes rouges est demeurée inchangée soit 400.000 tonnes en 2006. La consommation annuelle de viandes rouges par tête d’habitant est de l’ordre de 10 kg .

Le prix moyen de la viande s’est situé en 2006 à 60,41 DH/kg carcasse pour les bovins et 54,6 DH/kg carcasse pour les ovins, soit des hausses respectives de 12 % et 6% en moyenne par rapport à l’année précédente.

2-5-2 Lait et produits laitiers

La production laitière, évaluée à 1,57 milliards de litres en 2006, a enregistré un accroissement d’environ 14 % par rapport à 2005 et de 24% par rapport à la moyenne des cinq dernières années (2001-2005). Cette hausse de la production compense à peine l’accroissement de la consommation, ce qui maintient le taux de couverture de la demande en lait et produits laitiers (lait frais, UHT et stérilisé) au niveau de 88% atteint l’année précédente. Le reste des besoins est couvert par les importations, notamment de poudre de lait (11.950 tonnes) destinée essentiellement à la fabrication des dérivés.

La production de lait de l’année 2006, a été collectée par plus de 1000 centres de collecte de lait, à destination des unités de transformation laitières qui ont produit, outre les produits dérivés, 560 millions de litres de lait pasteurisé et 95 millions de litres de lait UHT ou stérilisé. La quantité totale de lait usiné en 2006 a atteint 1,1 milliard de litres soit 70% de la production.

La consommation annuelle du lait est évaluée à 50 litres par habitant en 2006. Celle du beurre s’est élevée à environ 1,5 kg par habitant. Le taux de couverture des besoins en beurre est de l’ordre de 40%.

Le prix d’achat du lait à l’éleveur et le prix de vente du lait conditionné aux consommateurs sont restés inchangés:

• 3,38 DH/litre en période de basse lactation et 2,97 DH/litre en période de haute lactation pour le producteur

• 3,00 DH/1/2 litre pasteurisé à la consommation.

Certaines usines de transformation de lait ont accordé, en période de basse lactation, des prix allant jusqu’à 4 DH par litre produit à la ferme.

Les importations de produits laitiers au titre de l’année 2006, ont atteint 12.000 tonnes de lait en poudre, 36.650 tonnes de beurre, 10.112 tonnes de crème, protéine et lactosérum et 1.000 tonnes de lait UHT et lait concentré. Elles sont marquées par un accroissement de 19% par rapport aux importations de beurre effectuées en 2005 et une diminution de 17% au niveau des importations de la poudre de lait, grâce notamment à la hausse de la production nationale de lait.

2-5-3 Aviculture

La production de viande de volaille a reculé de 4,6 % en 2006. Elle s’est établie à 370.000 tonnes contre 388.000 tonnes en 2005. Près de 86% de la production est assurée par le secteur industriel vu que le secteur traditionnel connaît une stagnation de sa production autour de 50.000 tonnes.

Cette régression de la production industrielle est imputée à l’impact négatif de l’apparition de la maladie de la grippe aviaire dans certains pays qui s’est traduit par une diminution des mises en place de poussins par les éleveurs suite à la baisse de la demande sur les produits avicoles. Ainsi, la production de poussins d’un jour est estimée en 2006 à 277 millions d’unités, soit une baisse de 5% par rapport à 2005, dont 268 millions de type chair et 9 millions de type ponte.

Concernant la production de dinde, les importations de dindonneaux d’un jour non reproducteurs se sont élevées à 2,7 millions d’unités et la production est estimée en 2006 à 2,26 millions de dindonneaux.

En 2006, le prix du poulet a poursuivi sa baisse en se situant en moyenne à 10,9 DH le kilogramme au poids vif; soit une baisse de 13% par rapport à celui enregistré en 2005 et de 27% par rapport au prix moyen de 2004.

La production d’oeufs de consommation est estimée à 2,8 milliards d’unités en 2006, soit 91 unités par habitant, 2 milliards de ces oeufs sont fournis par l’élevage industriel et 0,8 milliards par l’élevage traditionnel. Le prix moyen des oeufs a légèrement augmenté de 1,8 % pour se situer à 0,56 DH l’unité.

La production annuelle des aliments composés pour l’aviculture est évaluée à 1,6 millions de tonnes; soit une régression de 11 % par rapport à 2005.

2-6 Echanges commerciaux d’animaux vivants

Les échanges commerciaux en matière d’animaux vivants sont axés au niveau des importations principalement sur les bovins reproducteurs de race pure et la volaille de reproduction. Au niveau des exportations, seuls les équidés sont échangés avec l’extérieur avec un excédent en faveur du Maroc. Ces échanges sont effectués dans le cadre d’accords sanitaires bilatéraux avec les pays tiers concernés.

 
 

 

 




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