Vulgarisation

 


Situation de l'Agriculture Marocaine en 2006
 


sam2005
    rrRepères (Pdf 700 kb) rrEvolution de la production végétale (Pdf 850 kb)
    rrLe contexte international rrEvolution de la production animale
    rrLe contexte national rrContribution de l’agriculture à l’économie
    rrMesures de politiques agricoles rrDossier: Les nouveaux défis alimentaires


 


IV-1-PRODUCTION VEGETALE

1-1 Approvisionnement en facteurs de production

1-1-1 Semences et plants

1.1.1.1 Semences céréalières

a) Disponibilités en semences

Les disponibilités de la campagne agricole 2005-2006 en semences céréalières sont de 766.000 qx, en légère hausse de 5% par rapport à la campagne 2004-2005. Elles sont restées toutefois inferieures à celles de la campagne 2003-2004 (909.300qx). La faiblesse du stock de report, évaluée à 59.000 qx a réduit les disponibilités malgré la forte hausse de la production nationale qui a atteint 701.500 qx (dont 131.000 qx de bon à semer), représentant une hausse de 59% par rapport à la campagne précédente. Les quantités importées ont atteint 5500 qx de semences de catégorie base G4.

b) Prix des semences

Les prix des semences céréalières certifiées catégorie R2 ont continué à bénéficier des subventions de l’Etat variant de 80 à 100 DH par quintal selon les espèces, ce qui a contribué à limiter les augmentations de prix par rapport à la campagne précédente à 4% et 5%, respectivement, pour le blé dur et le blé tendre et 10% pour l’orge. Cependant le niveau des prix est resté inférieur à celui des prix des campagnes 2003-2004 et 2002-2003.

En effet, les prix des semences de la campagne 2005-2006 sont inférieurs à ceux de 2002-2003 de -11% et -14%, respectivement, pour le blé dur et le blé tendre et de -29% pour l’orge.

Le stockage des semences par les sociétés de commercialisation agréées par l’Etat, a continué de bénéficier en 2005-2006 de la prime mensuelle de cinq Dirhams par quintal stocké durant les neuf mois de la campagne.

c) Ventes des semences

La campagne agricole 2005-2006 a été caractérisée par une forte demande sur les semences, en raison des faibles disponibilités en semences communes chez les agriculteurs à la suite de la faible production céréalière de la campagne précédente. Les ventes de semences réalisées ont atteint 743.000q, soit une augmentation de 13% par rapport à celles de la campagne 2004-2005 (655.453q). L’annonce des prix subventionnés au démarrage de la campagne agricole, a permis le déclenchement précoce des achats de semences par les agriculteurs, ce qui s’est traduit par une nette amélioration du niveau des ventes. Les quantités vendues se répartissent selon les espèces céréalières en 103.000q de blé dur (14%), 634.000q de blé tendre (85%) et 5700q d’orge (0,8%).

Après le record des ventes de semences, de 800.000q, enregistré en 2000-2001, le volume annuel des ventes de semences a connu une baisse entre 2001-2002 et 2002-2003 sous l’effet, d’une part, de la suppression de la subvention des prix en 2002-2003 et, d’autre part, de la disponibilité de la semence commune favorisée par la progression de la production céréalière d’automne.

La réintroduction de la subvention des prix de semences céréalières sélectionnées, en 2003-2004, expliquerait l’accroissement des quantités vendues de semences sélectionnées entre 2003-2004 et 2005-2006. Cette dernière campagne a enregistré un tonnage vendu de 743.000q proche de celui de 2000-2001, mais qui reste encore très loin de l’objectif de 1,2 millions de quintaux fixé par le plan national semencier. Le taux de réalisation actuelle de cet objectif est de 62%.

1.1.1.2. Semences des légumineuses alimentaires

a) Disponibilités et ventes de semences certifiées

La Société Nationale de Commercialisation de Semences (SONACOS), principale dépositaire des semences certifiées des légumineuses alimentaires, disposait au démarrage de la campagne agricole 2005-06 de 3600q de semences certifiées de lentille, de fève et de pois chiche, contre 4.200q en 2004-05 soit une baisse de 14 %. Cette baisse est expliquée par le faible niveau de production en raison de la sécheresse. En effet, les disponibilités sont dominées à 86% par le stock de report comme il ressort de la répartition ci-après:

• Stock de report: 3.100 qx

• Production nationale: 460 qx

• Importation: 50 qx (en semences de féve)

Les ventes en semences de la campagne 2005-2006 ont porté sur 2.570q, soit 72 % du disponible. Ce volume des ventes constitue la plus forte valeur atteinte par la SONACOS durant les cinq dernières campagnes agricoles.

b) Prix des semences certifiées

Pendant la campagne agricole 2005-2006, les prix des semences de légumineuses alimentaires certifiées catégorie R2 sont restés au même niveau que les prix de la campagne précédente pour les lentilles et les pois chiches. Le prix de la fève a marqué une légère hausse de 10 DH par quintal.

Par rapport au niveau élevé des prix de la campagne 2002-2003, les prix des semences des lentilles et des pois chiches ont baissé respectivement de -22% et -12%.

1.1.1.3 Semences fourragères

a) Disponibilités et ventes de semences certifiées

En 2005-2006, les disponibilités en semences certifiées fourragères commercialisées principalement par la SONACOS ont atteint 16.000q, représentant une baisse de 10% par rapport aux disponibilités de la campagne précédente (17.700q). Cette baisse, attribuée essentiellement à la sécheresse qui a affecté la production nationale de semences, survient après la tendance haussière enregistrée durant les trois campagnes agricoles précédentes. Cependant, les quantités vendues sont restées en nette progression depuis 2002-2003. Elles ont atteint 12.000q en 2005-2006, soit une légère augmentation de 2,5% par rapport à la campagne précédente.

b) prix des semences certifiées

Les prix des semences fourragères certifiées, sont restés stables pour la vesce et le triticale depuis la campagne 2002-2003. Pour l’avoine, le prix a connu une hausse de 7% comparé à celui de la campagne précédente, mais il demeure en dessous de son prix de 2002-2003 de 6,5%. Le prix de la féverole continue de s’inscrire à la baisse durant les quatre campagnes 2002 / 2006.

1.1.1.4. Semences de betterave à sucre

L’approvisionnement des grands périmètres irrigués en semences de betterave à sucre est assuré par les importations opérées essentiellement par la Société Nationale de Commercialisation des Semences (SONACOS) et mises à la disposition des agriculteurs par le biais des sucreries qui en assurent la vente. Les quantités vendues en 2005-2006 ont atteint globalement 6300 quintaux de semences poly germes et 3514 unités de mono germes. Ces volumes vendus sont en baisse de 36% pour la poly germe et 19% pour la mono germe et constituent les plus faibles ventes constatées depuis 20012002.

1.1.1.5. Semences de pomme de terre

Les importations en semences de pomme de terre, pour la campagne 2005-2006 ont atteint 40.600 tonnes, sur des besoins globaux estimés à 150.000 tonnes légèrement en dessous des besoins de la campagne précédente (155.000T). La couverture est assurée à hauteur de 72 % par les semences communes produites localement.

Les prix de vente aux producteurs ont oscillé entre 6 DH/kg pour la variété Désirée et 6,7 DH/kg pour les autres variétés rouges telles que Kondor, Kuroda et Amorosa. Quant aux variétés blanches, les prix ont oscillé entre 5,4 DH/Kg et 6,3 DH/kg.

1.1.1.6. Semences de tournesol

Les ventes des semences de tournesol ont concerné une quantité de 226 qx dont 200 qx par le privé (160q en variétés hybrides et 40q en variétés population Péredovick) et 26q par la SONACOS (1q en variétés hybrides et 25 q en variétés population Péredovick).

Le prix de vente aux agriculteurs a été de 25 à 30 DH/kg pour la variété population Péredovick et de 45 à 55 DH/kg pour les hybrides.

1.1.1.7. Plants

Dans le cadre du programme d’approvisionnement des agriculteurs en plants fruitiers subventionnés à 80% conformément aux dispositions de l’arrêté conjoint n°2019.04 du 05 Novembre 2004, fixant les modalités de l’aide de l’Etat en vue de la création de vergers, les réalisations, au titre de la campagne 2005-2006, ont porté sur la distribution de 2,483 millions de plants fruitiers dont 1,766 millions de plants certifiés d’olivier, 500 mille plants certifiés d’amandier, 119 mille plants communs de figuier et 98 mille plants communs de grenadier. Le profil variétal des plants cédés aux agriculteurs se présente comme suit:

Les prix unitaires moyens sont de 12,22 DH/plant pour l’olivier; 8,64 DH/plant pour l’amandier; 11,70 DH/plant pour le Figuier et 11,76 DH/plant pour le Grenadier.

Pour satisfaire la demande en plants des petits agriculteurs situés dans des zones marginales, non éligibles à la prime à l’investissement, les DPA et ORMVA concernés ont distribué gratuitement, aux agriculteurs intéressés, prés de 200.000 plants d’olivier.

Dans les zones oasiennes, le programme de plantation, prévoyait la distribution gratuite de 80.000 vitro plants. Cependant les réalisations n’ont pu atteindre que 60.000 vitro plants distribués, en raison de l’indisponibilité de vitro plants répondant aux caractéristiques techniques exigées.

1.1.2. Engrais

1.1.2.1 Approvisionnement et ventes

Les ventes globales d’engrais, au titre de la campagne agricole 20052006, ont porté sur 979.000 tonnes dont 499.000 tonnes d’engrais de fond et 480.000 tonnes d’engrais de couverture marquant une légère hausse de 2 % par rapport à la campagne précédente (960.000 T) et de 4,3 % par rapport à la moyenne des 5 dernières campagnes. L’examen de l’évolution des quantités vendues d’engrais depuis 2000-2001 révèle une relative stagnation des volumes vendus notamment durant les trois dernières campagnes. Les augmentations des prix cumulées qui ont touché les engrais azotés entre 2001-02 et 2005-2006, +39% et +27% respectivement pour l’urée et le sulfate d’ammoniaque, conjugués aux effets dissuasifs de la sécheresse pour l’agriculture pluviale notamment la céréaliculture, expliquent cette stagnation.

1.1.2.2. Prix

Après la hausse qu’ont connu les prix des engrais durant les campagnes agricoles précédentes due à l’augmentation des prix des matières premières des engrais produits localement et l’augmentation des cours mondiaux des engrais importés, les prix en 2005-2006 sont restés quasiment au même niveau que ceux de la campagne dernière. Les variations n’ont pas excédé les 2% pour l’ASP et le Sulfate d’Ammoniaque. Le TSP et l’urée ont même connu une légère baisse de 1%.

1.1.3 Produits phytosanitaires

Le démarrage des cultures d’automne dans de très bonnes conditions, grâce aux pluies abondantes précoces et bien reparties, a encouragé les agriculteurs à procéder vers la fin du mois de novembre 2005, au désherbage précoce avec des produits agréés. Le désherbage des blés a pris un fort élan jusqu’au mois de février 2006 pour les agriculteurs habitués aux produits simples (type 2-4 D).

Les conditions d’humidité qui ont prévalu, favorables aux maladies fongiques, ont incité les céréaliculteurs à procéder aux traitements fongicides entre janvier et mai 2006. Le secteur phytosanitaire a répondu très rapidement à la demande et l’offre en produits de traitements était variée et surtout disponibles au niveau de tous les points de vente du pays.

1.1.4 Matériel agricole

Les ventes de matériel agricole de l’année 2006, ont été caractérisées essentiellement par une importante vente de tracteurs avec un effectif de 2700 tracteurs vendus contre 1150 l’année précédente soit un accroissement de 134% .

Cette augmentation de la vente de tracteurs est liée essentiellement à:

-La bonne récolte céréalière de la campagne agricole 2005/2006;

-La subvention qui atteint 40% du prix d’achat avec un plafond de 90.000 DH ;

- La convention cadre établie entre l’Association Marocaine des Importateurs de Matériel Agricole (AMIMA) et le Crédit Agricole,

-L’organisation pour la deuxième fois consécutive à Meknès du Salon International de l’Agriculture (SIAGRIM).

1-2 Céréales

1.2.1 Céréales d’automne

1.2.1.1 Superficies semées

La superficie totale semée pour les trois principales céréales d’automne (blé tendre, blé dur et orge) a atteint 5,3 millions d’hectares, soit une hausse de près de 3% par rapport à la campagne précédente et de 5% par rapport à la moyenne de la période 2001-2005. Cette superficie se répartit par espèce comme suit:

• Blé dur: 1,1 million ha (20% de la superficie totale semée en céréales d’automne) soit une légère hausse de 1% par rapport à la campagne précédente et une hausse de 4% par rapport à la moyenne de la période précitée;

• Blé tendre: 2 millions ha (39% de la superficie totale semée en céréales d’automne) soit une hausse de 7% par rapport à la campagne précédente et de 11% par rapport à la moyenne de la période considérée;

• Orge: 2,2 millions ha (41% de la superficie totale semée en céréales d’automne) soit presque le même niveau que celui de la campagne précédente et de la moyenne de la période précitée.

Comparativement à la campagne précédente et à la moyenne des cinq dernières campagnes, les superficies semées ont connu un accroissement dans le bour favorable et intermédiaire et dans les zones sahariennes.

1.2.1.2 Productions

Grâce aux conditions pluviométriques favorables ayant marqué la campagne agricole 2005-2006, la production des céréales d’automne a atteint près de 89 millions de quintaux, soit une hausse de 114% par rapport à la production de la campagne précédente (41,4 millions de quintaux) et de 49% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes (59,4 millions de quintaux). Cette production se répartit par espèce comme suit:

• Blé dur: 21 millions quintaux (24% de la production totale en céréales d’automne), soit une hausse de 123% par rapport à la campagne précédente et de 65% par rapport à la moyenne de la période 2001-2005;

• Blé tendre: 42,3 millions quintaux (48% de la production totale en céréales d’automne), soit une hausse de 101% par rapport à la campagne précédente et de 56% par rapport à la moyenne de la période 20012005;

• Orge: 25,3 millions quintaux (28% de la production totale en céréales d’automne), soit une hausse de 130% par rapport à la campagne précédente et de 36% par rapport à la moyenne de la période 2001-2005.

A l’exception de la zone Saharienne qui a enregistré une baisse de 15 % par rapport à la campagne précédente, toutes les zones agricoles ont bénéficié d’une production largement supérieure à celle de 2004-2005 et bien au dessus de la production moyenne des cinq campagnes agricoles 2001-2005.

1.2.1.3. Rendements

Au terme de la récolte céréalière d’automne de la campagne agricole 2005-2006, le rendement moyen à l’hectare s’est établi à 16,7 q/ha, représentant plus que le double de celui enregistré lors de la campagne précédente (8,1 q/ha) et marquant une augmentation de 42% par rapport à la moyenne de la période 2001-2005. C’est au niveau du blé dur et de l’orge que les augmentations des rendements moyens ont été les plus élevées avec +120% pour le blé dur (19,6q/ha) et +127% pour l’orge (11,6q/ha).

1.2.2 Céréales de printemps

1.2.2.1. Maïs

Les superficies consacrées à la culture du maïs en 2005-2006 ont été de 244.000 ha, légèrement en dessous de la surface de la campagne précédente (246.000 ha). Par rapport à la superficie moyenne de la période 2001-2005 estimée à 251.000 ha, la baisse a été de 3%.

La production de maïs est d’environ 3 millions de quintaux avec un rendement moyen estimé à 12,2 q/ha, marquant une hausse de 500% par rapport à la campagne précédente (501.000q avec 2q/ha) et de 130% par rapport à la moyenne de la période 2001-2005 (1,3 millions de quintaux).

1.2.2.2. Riz

La riziculture en 2005-06 a porté sur une surface de 6.000 ha en hausse de 9% par rapport à la moyenne de la période 2001-2005 (5.500 ha). La production nette de riz paddy est évaluée à prés de 450.000q, marquant une augmentation de 24 % par rapport à la production moyenne de la période 2001-2005 (364.000q). Le rendement moyen du riz est estimé à 75 q/ha.

1.2.3 Commercialisation des céréales

1.2.3.1 Disponibilités

Les disponibilités en céréales principales, au titre de la campagne de commercialisation 2006-2007, sont estimées provisoirement, hors variations des stocks, à près de 127 millions de quintaux, dont 92 millions de quintaux sont issus de la production nationale. Elles ont enregistré une progression de 46% par rapport à la campagne précédente, en raison principalement de la hausse de la production céréalière nationale de la campagne agricole 2005-2006.

1.2.3.2 Commerce intérieur

a) Collecte des céréales.

Au 31 mai 2007, la commercialisation globale des céréales de la récolte 2006 a porté sur 25,5 millions de quintaux, dont 99% en blé tendre.
Le niveau de collecte au cours de cette campagne a été caractérisé par:

• Une hausse de 52% par rapport à la même période de la campagne de commercialisation 2005-2006;

• Une baisse du taux global de collecte qui est passé de 40% pour la récolte 2005 à 28% pour la récolte 2006.

La baisse du taux de collecte est attribuée, essentiellement, au blé tendre dont le taux s’est réduit de 78% à 60%.

Par type d’opérateur, les commerçants céréaliers ont réalisé 56% de la collecte des céréales principales; les coopératives et les utilisateurs industriels ont contribué respectivement à hauteur de 14% et 30% dans la collecte nationale.

Au niveau de la répartition régionale, la région de Fès–Boulemane continue d’occuper la première place avec 32% de la collecte globale du blé tendre, suivie des régions du Grand Casablanca et Chaouia-Ourdigha, qui ont contribué respectivement à hauteur de 12% et 11% de la collecte totale.

ENCADRE

REGIME DE COMMERCIALISATION

En vertu de la loi 12-94 relative à l’ONICL et l’organisation du marché des céréales et des légumineuses, le commerce des céréales et des légumineuses est libre, exception faite du blé tendre qui continue de bénéficier d’un régime spécifique. Pour la récolte 2006, ce dernier vise les principaux objectifs suivants:

- le soutien et la valorisation de la production nationale de blé tendre;

- la garantie d’une plus grande visibilité aux opérateurs;

-la transparence dans la mobilisation des quantités nécessaires à la fabrication des farines subventionnées.

Ce régime est basé sur les mesures essentielles suivantes:

- le maintien du prix référentiel à la production de 250 DH/q pour un blé tendre de qualité standard rendu aux dépôts des organismes stockeurs situés dans les centres d’utilisation prédéfinis;

- la généralisation de la prime de magasinage (2DH/q par quinzaine de stockage) à l’ensemble des quantités collectées jusqu’à fin septembre 2006, avec réduction uniforme, à partir du 1er octobre 2006, des quantités primables d’un dixième par quinzaine par référence à la quantité déclarée du 1er octobre 2006 au 16 février 2007;

- la prolongation de la période de collecte durant laquelle les quantités déclarées bénéficient de la prime de magasinage, à fin septembre.

-l’acquisition du blé tendre pour la fabrication des farines subventionnées par voie d’appels d’offres organisés par l’ONICL sur la base d’un Cahier de Prescriptions Spéciales (CPS), étant à préciser que le prix offert doit intégrer la prime de magasinage, les frais de transport ainsi que la marge d’intervention de l’organisme stockeur;

- une protection adéquate à la frontière de la production nationale.

b) Cours des céréales

Le prix du maïs a enregistré une légère hausse de 5%, tandis que les prix moyens des autres céréales ont marqué des baisses par rapport à ceux de la campagne précédente. Ces baisses sont de 4% pour le blé tendre, 1% pour le blé dur et 15% pour l’orge.

Durant la campagne de commercialisation 2006-2007 les cours du blé tendre ont oscillé entre 230 DH/q au mois de juin 2006 et 280 DH/q enregistré au mois de mai 2007. Ceux du blé dur, ont fluctué, en moyenne, autour de 291 DH/q, variant entre 263 DH/q en juin 2006 et 329 DH /q au mois d’avril 2007.

Les prix de l’orge oscillaient autour d’une moyenne de 211 DH/q, soit une baisse de 15% par rapport au prix moyen de la campagne précédente. Ces prix ont varié entre 164 DH/q en juin 2006 et 276 DH/q en Avril 2007.

Pour le cas du maïs, les prix ont fluctué dans une fourchette allant de 196 DH/q en juin 2006 à 260 DH/q en janvier 2007. La moyenne des prix s’est située à 226 DH/q,

1.2.3.3 Importations

Les importations réalisées durant la campagne 2006-2007 s’élèvent à 37,1 millions de quintaux, soit une baisse de 18% par rapport à la campagne précédente. Cette baisse est attribuée essentiellement à l’orge et au blé tendre dont les volumes importés ont baissé respectivement de 43% et 45%.

ENCADRE

REGIME DES IMPORTATIONS DES CEREALES

Durant la campagne 2006-2007, les importations des céréales ont été réalisées sous le système des tarifs ad valorem par tranche mis en place à partir du 1er juin 2003. Pour ce nouveau système, un taux de base est appliqué à la première tranche de valeur (1.000 DH/Tonne pour les blés et 800 DH/Tonne pour le maïs et l’orge). La deuxième tranche au delà de ce seuil, subit un taux additionnel de 2,5%.

Dans le cadre du Protocole n° 3 du 5 décembre 2003 de l’Accord d’Association conclu entre le Maroc et la Communauté Européenne, des contingents tarifaires préférentiels à l’importation des céréales et des légumineuses d’origine européenne ont été concédés par le Maroc.

A l’exception du blé tendre pour lequel le volume du contingent annuel varie en fonction du niveau de la production nationale, les quantités à importer annuellement pour les autres céréales et légumineuses concernées sont fixes. Pour le blé tendre, ce volume est déterminé comme suit:

- si la production marocaine est inférieure ou égale à 21 MQx, le volume du contingent à importer est de 10,6 MT;

-si le niveau de la production marocaine (P) est compris entre 21 et 30 MQx, le volume du contingent (Q) est déterminé selon la formule:
Q = 2,59 – 0,73 * P

- si la production est supérieure ou égale à 30 MQx, le contingent est de 4 MQx.

La réduction tarifaire à appliquer au blé tendre dans le cadre du contingent préférentiel est actualisée à chaque révision du droit commun à l’importation. Elle est, toutefois, fixée à un minimum de 38%, convenue lors de la signature du Protocole d’Accord précité.

S’agissant des préférences tarifaires accordées par le Maroc aux USA dans le cadre de l’accord de libre échange (ALE), entré en vigueur depuis le 1er janvier 2006.

1.3 Légumineuses alimentaires

1.3.1 Superficies

Les emblavements en légumineuses alimentaires au titre de la campagne agricole 2005/2006 ont atteint 373.000 ha, soit un accroissement de 7% par rapport aux emblavements moyens de la période 2000-2004 et de 6% par rapport à la superficie consacrée aux légumineuses la campagne précédente. La fève, demeurant la culture la plus dominante avec 45% de la superficie totale, est celle qui a enregistré la plus forte hausse estimée à 16%. Les superficies réservées aux autres légumineuses sont restées quasiment au même niveau que les campagnes précédentes.

1.3.2. Productions

En 2005-2006, la production totale des légumineuses alimentaires a atteint 3,32 millions de quintaux représentant une augmentation de 123% par rapport à la campagne agricole 2004-2005 et 74% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004. Par espèce, les hausses par rapport aux résultats de la campagne dernière ont oscillé entre 70% pour les pois chiches et 147 % pour la fève dont la production (1,8 millions de quintaux) a représenté plus que la moitié de la production totale des légumineuses alimentaires.

1.3.3. Rendements

Les rendements des différentes espèces de légumineuses, obtenus au titre de la campagne agricole 2005-2006 ont été les meilleures des trois dernières campagnes agricoles. Avec 10,7q/ha, le rendement de la fève en 2005-2006 représente quasiment le double du rendement moyen de la période 2000-2004 et un peu plus que le double du rendement de la campagne précédente. Les autres espèces ont vu également leurs rendements s’accroître par rapport à la moyenne de 2000-2004, dans une fourchette allant de +31 % pour les petits pois à +68% pour les pois chiches.

1.3.4 Commercialisation des légumineuses

La commercialisation des légumineuses alimentaires, au titre de la campagne de commercialisation 2006-2007, s’élève à 73.000q. Elle se répartit entre 58.000q de fèves, 6.000q de pois chiches, 7.000q de lentilles et 2.000q d’haricots.

Le prix moyen de la fève est comparable à celui de la campagne précédente. Il est resté en moyenne de l’ordre de 410 DH/q, en variant entre 355 DH/q en septembre 2006 et 484 DH/q en mai 2007.

Concernant les pois chiches, le prix moyen durant la campagne 20062007, a atteint 979 DH/q contre 899 DH/q la compagne précédente. Il a oscillé entre 750 DH/q en juillet 2006 et 1120 DH/q en janvier 2007.

Le prix moyen des lentilles a connu une baisse de 25% en 2006-2007 par rapport à la campagne précédente, soit 594 DH/q. Il a oscillé entre 505 DH/q en juillet 2006 et 700 DH/q en avril 2007.

Le prix moyen des haricots a augmenté en 2006-2007 en atteignant 1026DH/q. Il a varié entre 903 DH/q en juillet 2006 et 1160 DH/q en février 2007.

Le Maroc a importé environ 157.000 quintaux de légumineuses alimentaires, marquant une baisse de 47% par rapport à la campagne 2005-2006.

1.4 Cultures sucrières

1.4.1. Betterave à sucre

1.4.1.1 Superficies

Les faibles ressources hydriques dans certaines régions et la réticence grandissante des agriculteurs pour la pratique de la culture de la betterave à sucre, notamment dans le périmètre du Tadla, ont constitué des handicapes au niveau de la mise en place de la culture betteravière de la campagne agricole 2005-2006. Cette réticence a été liée principalement au gel des prix à la production depuis 1996 et le renchérissement des coûts des facteurs de production.

Sur un objectif de 69.400 ha à emblaver en betterave à sucre à l’échelle nationale, au titre de la campagne 2005-2006, le programme réalisé n’a pu atteindre que 50.400 ha soit 73% de la superficie prévue et une baisse de 29% par rapport à la campagne 2004-2005 (71.000 ha). A l’échelle des différents périmètres, les taux de réalisation du programme les plus faibles ont été observés au niveau du Tadla aves 39% et le Gharb qui n’a pas excédé les 66%. Le périmètre du loukkos a enregistré un taux de 89% et les taux les plus satisfaisants ont été relevés dans la Moulouya (102%) et les Doukkala (98%).

La superficie récoltée a porté sur 49.292 ha, soit 97% de la superficie totale semée, et ce, suite à la perte de 1.108 ha situés dans les périmètres du Gharb et du Loukkos en raison des pluies excessives ayant causé des stagnations prolongées d’eau et dans le périmètre du Tadla (abandon de parcelles de betterave suite aux difficultés d’entretien de la culture). La superficie récoltée a marqué une baisse de 29% par rapport à la campagne 2004-2005 (69.205 ha) et de 20% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes (61.932 ha).

1.4.1.2. Production

La production totale de la betterave à sucre réalisée au titre de la campagne 2005-2006 a atteint 2.551.611T, soit une baisse de 20% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes (3.199.050T) et de 22% par rapport à la production moyenne de la campagne écoulée (3.284.660T).

Au niveau régional, et comparativement à la campagne 2004-2005, la production en racines a enregistré des baisses importantes au niveau du Tadla (355.115T contre 948.332T) et le Gharb (441.340T contre 716.139T), une certaine stagnation dans les Doukkala (1,26 million de tonnes contre 1,24 Million de tonnes) et la Moulouya (228.724T contre 224.000T) et une nette amélioration au Loukkos (269.144T contre 158.108T) où le rendement a progressé de 28,4 T/ha à 50,45 T/ha.

Ainsi, au niveau du périmètre du Tadla, la faiblesse de la superficie semée suite à la réticence des agriculteurs s’est répercutée négativement sur le niveau de la production de betterave du périmètre qui a baissé de 63% par rapport à la campagne précédente.

Quant au périmètre du Gharb, la régression de la superficie réalisée sous différentes contraintes (retard des pluies, difficultés d’irrigation dans certains secteurs, …), combinée à l’effet négatif de l’excès des pluies sur le rendement, a entraîné une baisse importante de la production de betterave de 38% par rapport à la campagne précédente.

Le rendement moyen de la betterave a atteint au niveau national 51,8T/ha, soit une hausse notable de 9% par rapport à celui de la campagne précédente (47,5T/ha), tout en restant similaire au niveau moyen des cinq dernières campagnes (51,7T/ha).

A l’échelle régionale, le rendement moyen obtenu, comparé à la campagne précédente, a connu une forte amélioration dans le périmètre du Loukkos (50,4T/ha contre 28,4T/ha), une légère amélioration dans les périmètres du Tadla (50T/ha contre 47T/ha), des Doukkala (60T/ha contre 57T/ha) et de la Moulouya (52,6T/ha contre 51,3T/ha) et une certaine stabilité dans le périmètre du Ghrab (40T/ha contre 40,8T/ha).

D’une manière générale, l’amélioration des conditions climatiques, notamment l’importance des pluies et leur bonne distribution saisonnière, a eu un impact positif sur le rendement, à l’exception du périmètre du Gharb, où l’entretien de la culture a été perturbé par l’excès des pluies, ce qui a affecté la productivité de la culture.

Le taux moyen de polarisation en sucre enregistré à l’échelle nationale, au titre de la campagne 2005-2006, a été de 16,8%, marquant une légère baisse de 0,4 point par rapport à la campagne précédente et la moyenne des cinq dernières campagnes (17,2%).

Au niveau régional, le niveau moyen de la polarisation en sucre, comparé à celui de la campagne précédente, a connu une légère amélioration dans le Tadla (17,0% contre 16,8%), une stagnation dans le Gharb (17,7%) et la Moulouya (16,5%) une légère baisse dans le Loukkos (18,8% contre 19,3%) et une forte régression dans les Doukkala (16% contre 17,1%) due aux chaleurs de l’été vu que la récolte s’est prolongée jusqu’au 08 septembre 2006, en raison du retard d’exploitation de l’usine de Sidi Bennour à sa pleine capacité.

1.4.2. Canne à sucre

1.4.2.1. Superficies

Les nouvelles plantations de la campagne 2005-2006 effectuées en automne 2005 et au printemps 2006 ont concerné un programme global de 4.200 ha (3.000 ha au Gharb et 1.200 ha au Loukkos). Les réalisations ont atteint 2.743 ha, soit un taux de réalisation de 65%, dont 2.274 ha dans le programme d’automne (1.649 ha au niveau du Gharb et 625 ha au niveau du Loukkos), auxquels se sont ajoutés des plantations de printemps, au niveau du Loukkos, réalisées par les agriculteurs sur une superficie de 469 ha. Ces réalisations ont enregistré une baisse de 32% par rapport à celles de la campagne précédente (4.021 ha) et une baisse de 19% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes (3.368 ha).

La superficie de canne à sucre en place pour la campagne 2005-2006 s’est élevée à 16.500 ha, dont 11.395 ha au Gharb et 5.105 ha au Loukkos, enregistrant une légère baisse de 4% par rapport à la campagne précédente (17.200 ha), tout en demeurant similaire à la moyenne des cinq dernières campagnes (16.500 ha).

La superficie récoltée, constituée généralement des cannes de repousses de 12 mois et des cannes vierges de 16 à 18 mois, s’est élevée au cours de la campagne 2005-2006 à 14.340 ha, en hausse de 12% par rapport aux réalisations de la campagne écoulée (13.384 ha). Elle reste pratiquement du même niveau que la moyenne des cinq dernières campagnes (14.416 ha).

1.4.2.2. Production

La production de cannes à sucre en 2005-2006, estimée à 996.992 tonnes, a progressé de 27% par rapport à la production de la campagne agricole précédente (786.488T) qui avait souffert de l’impact négatif du gel sur les rendements.

1.4.3. Production de sucre

Au terme de la campagne sucrière 2005-2006, la production nationale est estimée à près de 409.000T de sucre exprimé en raffiné régie, soit une baisse de 14% par rapport à celle de la campagne 2004-2005 (475.000T) et de 18% par rapport à la moyenne du quinquennat 2001-2005 (500.000T).
Cette production est issue de la betterave à sucre à hauteur de 70%. La baisse sensible des superficies emblavées en betterave à sucre s’est répercutée sur la production de sucre. Le système d’incitation à la productivité instauré par les Sucreries (devenues privées à 100% depuis 2005) en faveur des producteurs, telles que les primes d’arrachage anticipé (accordées aux agriculteurs ayant livré la betterave avant début juin 2006) ou les primes pour l’arrachage tardif (accordées dans le périmètre des Doukkala aux agriculteurs ayant livré leurs productions de betterave entre le 15 août et le 8 septembre 2006) ne semblent pas produire encore leurs effets sur l’amélioration de la productivité.

Les besoins intérieurs de consommation en sucre en 2006, estimés à 1.107.000 T, ne sont couverts par la production nationale qu’à hauteur de 37%.

ENCADRE

LES DIFFICULTES DE LA PRODUCTION SUCRIERE 2006

Le secteur sucrier a été marqué en 2005 par la cession des participations de l’Etat dans les sociétés sucrières publiques (SUTA, SUNABEL, SURAC, SUCRAFOR) au groupe privé COSUMAR, devenu désormais le seul opérateur industriel sucrier au niveau national.

Considérant que la production de sucre au Maroc provient à plus de 70% de la betterave à sucre, la campagne sucrière 2005-2006 a été handicapée par la réticence très forte des producteurs de betteraves dans les périmètres traditionnellement connu pour leur vocation betteravière notamment les Doukkala et le Tadla. Cette attitude des agriculteurs est la conséquence, d’une part, du gel des prix à la production qui, depuis 1996 date de la libéralisation de la filière sucrière, n’ont pas subi d’augmentation et sont restés fixés, pour la betterave à sucre, à 325 DH la tonne pour une polarisation moyenne de 16,5%, et d’autre part, au renchérissement des coûts des facteurs de productions. A ces problèmes se sont ajoutés d’autres problèmes organisationnels concernant le transport des récoltes, la réception-agréage et autres aspects d’usinage de la betterave.

C’est ainsi que la campagne d’usinage de la betterave à sucre dans les Doukkala a été marquée par la mise en service de la nouvelle capacité de traitement de l’usine de Sidi Bennour, suite à l’extension de celle-ci et la fermeture de l’unité de Zemamra dans le cadre d’un projet d’investissement lancé par la COSUMAR d’un montant de l’ordre de 800 millions DH. Cette extension a relevé la capacité de la sucrerie de 6.500 à 15.000T/J, soit une capacité annuelle de 1,35 million de tonne de betterave. Cependant, cette sucrerie s’est heurtée à des difficultés techniques, tant au niveau de l’opération de transport des récoltes que du traitement industriel, ce qui s’est traduit par la limitation du tonnage journalier traité à 10.000T/J contre 15.000T/J prévue. Cette situation s’est compliquée par des arrêts techniques nécessités par les mises au point des machines.

Par conséquent la campagne d’usinage a connu un allongement excessif qui s’est prolongé jusqu’au 08 septembre 2006, avec tout l’impact négatif sur les rendements de la récolte et la chute de la qualité technologique de la betterave notamment la richesse en sucre qui n’a pas excédé les 16%.

Si cette situation a amené la COSUMAR à indemniser une partie des agriculteurs pour l’arrachage tardif du 15 août au 8 septembre 2006, et une autre partie des agriculteurs pour la perte totale de leurs productions, il n’en reste pas moins qu’elle a affecté négativement la production de sucre 2006.

Par ailleurs, vu la faiblesse de la production betteravière 2006 dans le périmètre du Tadla, il a été procédé à la fermeture de la sucrerie de Béni Mellal et la limitation du traitement au niveau des deux unités de Ouled Ayad et de Souk Sebt. De même au niveau du périmètre du Gharb, le groupe SUNABEL a procédé à la fermeture définitive de la sucrerie de betterave de Sidi Slimane, suite à la vétusté des équipements de cette sucrerie ainsi qu’aux problèmes fréquents que connaît la betterave à sucre dans la zone de cette sucrerie (pénurie d’eau dans le barrage El Kensera, propagation de la maladie de la pourriture molle, …). La fermeture de cette usine a engendré des perturbations dans l’opération de transport des productions betteravières, réorientées vers les deux unités de Belkssiri et de Sidi Allal Tazi.

Un plan de mise à niveau de la filière sucrière a été initié en 2006 par le Département de l’Agriculture et le groupe COSUMAR.

1.5 Oléagineux

1.5.1. Olivier

La superficie oléicole durant la campagne 2005-2006 a atteint environ 600.000 ha, contre 590.000 ha la campagne précédente, soit une extension de 10.000 ha réalisée en grande partie grâce aux distributions gratuites des plants d’olivier en zones marginales, aux programmes de développement de l’arboriculture au niveau des PMVB et dans les provinces du Nord et aux primes à l’investissement accordées.

La production d’olives au cours de la campagne 2005-2006 se situe autour de 750.000T, soit une hausse de 50 % par rapport à la campagne précédente (500.000T) et 26 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes (594.000T). Cette amélioration de la production s’explique surtout par l’effet positif de l’alternance (année plus).

La production d’olives de table en 2006, est restée identique à la moyenne de la période 2001-2005 (90.000T), bien quelle ait marqué une amélioration de 13 % par rapport à la campagne précédente (80.000T).

Les exportations d’olives de table en 2005-2006 se sont situées autour de 61.900T enregistrant, ainsi, des hausses de 5 % et de 6 % respectivement par rapport à la campagne 2004-2005 (58.700T) et à la moyenne de la période 2001-2005 (58.300T).

La production d’huile d’olive a atteint 75.000T, soit un accroissement de 50 % par rapport à la campagne précédente (50.000T) et une augmentation de 29 % comparativement à la production moyenne des cinq dernières campagnes (58.000T).

Les exportations d’huile d’olive, relativement limitées au début de la décennie actuelle, ont connu une tendance à la hausse au cours des trois dernières années pour atteindre 26.300T en 2003-2004, 11.500T en 20042005 et 33.200T au cours de la campane 2005-2006. Cette évolution est la conséquence de l’amélioration de la production nationale conjuguée à la forte demande sur le marché international par suite de la contre performance de la production espagnole.

1.5.2. Tournesol

1.5.2.1. Superficie

Les conditions pluviométriques ont été favorables à l’installation massive des cultures d’automne au détriment de celles de printemps, tel que le tournesol.

Ainsi, les superficies cultivées en tournesol au titre de la campagne 2005-2006 s’élèvent à 29.100 ha. Elles sont en baisse de 45 % et 56 % respectivement par rapport à la campagne précédente (53.300 ha) et à la moyenne de la période 2001-2005 (65.900 ha). La baisse de superficie a concerné l’ensemble des régions qui cultivent habituellement le tournesol, dans des proportions comprises entre -30% pour le Gharb et -80% pour la région de Taounate. La région de sidi Kacem n’a pas cultivé de tournesol.

1.5.2.2. Production

La production de tournesol collectée par la COMAPRA et livrée à la trituration, au titre de la campagne 2005-2006, est estimée à 8.300 tonnes. Cette production est en baisse de 54% par rapport à la campagne 20042005 (18.200T) et de 73% par rapport à la moyenne de la période 20012005 (30.400T). La baisse de la production est attribuée essentiellement à la forte réduction des superficies cultivées en tournesol dans l’ensemble des régions. Le rendement, calculé sur la base de la production estimée, est de l’ordre de 11 q/ha.

La production d’huile issue de la production locale de tournesol est de l’ordre de 3.300T contre 7.300T en 2004-2005 et 12.200 T pendant la période 2001-2005.

ENCADRE

Le soutien apporté par l’Etat aux producteurs de tournesol est basé sur le prix de la graine sur le marché de Rotterdam au mois de juin de chaque année. Sa valeur moyenne est de 1780,49 DH/T. Il représente en moyenne 44,51% du prix d’achat de la graine, payé aux producteurs, qui est fixé à 4,00 DH/Kg depuis l’année 2000.

1.5.2.3. Production d’huile

La production globale d’huile d’olive et de tournesol est de 78.000T. Cette production s’inscrit en hausse de 37 % par rapport à la campagne 2004-2005 (57.300T) et de 8 % par rapport à la moyenne de la période 2001-2005 (72.000T). Elle couvre à peine 19 % des besoins globaux du pays en huiles alimentaires estimés à 410.000T.

1.6 Cultures maraîchères

En 2005-2006 les cultures maraîchères ont concerné une superficie de 269.500 ha toutes espèces confondues. Cette superficie est en hausse de 5% par rapport à celle de la campagne précédente (258.000 ha) et de 6% par rapport à la superficie moyenne réservée aux cultures maraîchères durant la période 2001-2005 (255.000 ha).

La production globale des cultures maraîchères s’est élevée en 2005-2006 à 7,25 millions de tonnes dépassant de 15,6% la production de la campagne précédente (6,27 millions de tonnes) et en augmentation de 21,5 % par rapport à la production moyenne de la période 2001-2005 (5,97 millions de tonnes).

Cette augmentation de la production est due aux extensions réalisées des superficies maraîchères et aux conditions climatiques favorables ayant sévi pendant les périodes de mise en place de la plupart des cultures.

Bien que la production maraîchère soit caractérisée par la grande diversité des espèces qu’elle concerne, 47% de la production globale de la campagne 2005-2006 sont dominés par la pomme de terre avec 1.553.000T (21%), la tomate avec 1.028.000T (14 %) et l’oignon avec 857.000T (12 %).

1.6.1 Cultures maraîchères de primeurs

1.6.1.1 Superficie

Au cours de la campagne 2005-2006 les cultures maraîchères de primeurs ont occupé une superficie de 29.500 ha, en augmentation de 3,5 % par rapport à la campagne précédente (28 500 ha) et de 15,6 % par rapport à la moyenne de la période 2001-2005 (25.900 ha).

La culture de tomate a porté sur une superficie globale de 6.030 ha accusant une légère régression de 1% comparativement à la campagne précédente (6.100 ha). Cette régression n’a concerné que la tomate de plein champ (1.600 ha contre 2.200 ha en 2004-2005). En revanche, la tomate sous serre a enregistré une hausse de 11 % en atteignant 4.370 ha contre 3.920 ha en 2004-2005. Cette extension a intéressé principalement la zone de Souss Massa et dans une moindre mesure les zones de Dakhla (100 ha) et Moulouya (60 ha).

La superficie réservée à la pomme de terre de primeurs a poursuivi sa tendance baissière en 2005-2006 avec 6.100 ha contre 7.100 ha la campagne précédente, et ce, en raison essentiellement des difficultés commerciales qu’a connues la pomme de terre marocaine à l’exportation, notamment le manque de diversification des marchés et des variétés, conjugués à la concurrence de plus en plus accrue de la pomme de terre d’autres origines notamment l’Egypte, Chypre et Malte.

Les superficies consacrées aux légumes et fruits divers ont poursuivi leur tendance à la hausse. Elles ont atteint 17.400 ha au cours de cette campagne, marquant ainsi, une progression de 14 % par rapport à la campagne précédente (15.300 ha) et une augmentation de 39% comparativement à la superficie moyenne de légumes et fruits divers de la période 2001-2005 (12.500 ha). La plupart des espèces ont contribué à cette extension en superficie mais l’haricot vert, le fraisier, le melon et le poivron restent les principales cultures.

1.6.1.2 Production

Avec une production de 1,445 millions de tonnes, la production globale des primeurs a enregistré en 2005-2006 une hausse de 11% par rapport à la production de la campagne 2004-2005 (1,297 millions de tonnes) et un accroissement de 24 % par rapport à la production moyenne de la période 2001-2005 (1,156 millions de tonnes).

La production de tomate, qui demeure la première culture de primeur, a atteint 696.000 T durant la campagne agricole 2005-2006. La tomate sous serre a constitué 90% de la production. Ainsi, la production globale de tomate s’est inscrite en hausse de 11,5 % par rapport à celle de la campagne précédente et de 25% par rapport à la production moyenne du quinquennat 2001-2005.

Concernant la pomme de terre, la production a enregistré une légère augmentation de 2,3 % par rapport à la campagne précédente (133.000 T contre 130.000 T en 2004/05) et une régression de 6,7% par rapport à la moyenne du quinquennat 2001-2005. Les rendements moyens ont également connu une légère hausse pour atteindre 21,8 T/ha contre 18,3 T/ha la campagne précédente.

La tendance à l’amélioration de la production des légumes et fruits divers, s’est également confirmée au cours de la campagne 2005/2006. Elle s’inscrit en hausse de 14% par rapport à la campagne dernière et de 34% par rapport à la moyenne du quinquennat 2001-2005. Le fraisier, le melon et la pastèque restent prépondérants dans la production des fruits et le haricot vert, le poivron, la courgette et le concombre au niveau des légumes. Ces espèces constituent plus de 80% de la production des légumes et fruits divers.

1.6.1.3 Exportations

Les exportations de primeurs ont atteint, en 2005-2006, 574.500T. Elles ont connu une nette amélioration enregistrant des hausses respectives de 7% et 34% par rapport à celles de la campagne précédente (538.600T) et à la moyenne du quinquennat 2001-2005 (429.200T). Ces exportations ont ainsi atteint un nouveau record dépassant celui enregistré la campagne dernière. Cette amélioration a concerné essentiellement les légumes et fruits divers (le poivron, la courgette, le melon et l’haricot vert).

a) Les exportations de tomate

Avec 238.500 T le tonnage de tomate exporté au cours de la campagne 2005-2006 s’est situé légèrement au dessus de celui de la campagne dernière (237.000 T) et en hausse de 15% par rapport à la moyenne de la période 2001-2005. Les tomates destinées à l’exportation proviennent désormais presque exclusivement des cultures sous serres et sont originaires à raison de 99% de la région du Souss Massa.

Par destination, les pays de l’Union Européenne demeurent le principal débouché avec 91% des exportations. La France est le principal marché qui absorbe 86% du volume total des exportations destinées à l’Union Européenne. Le contingent préférentiel de l’Accord d’Association avec l’Union Européenne est passé à 223.000T au cours de la campagne 20052006. Il a été utilisé à hauteur de 96% soit 214.690T exportés. La Suisse et la Russie restent les principales destinations hors UE, avec respectivement 10.900T et 8.700T.

b) Les exportations de pomme de terre

Les exportations de pomme de terre ont atteint en 2005-2006 32.500T. Elles ont maintenu leur tendance à la baisse en accusant des reculs de 28% et 27% respectivement par rapport à la campagne précédente et par rapport à la moyenne des réalisations du quinquennat 2001-2005. Ces exportations sont destinées, comme à l’accoutumée, à l’Union Européenne avec un tonnage de 31.300T représentant 96% du tonnage global. La France reste le principal marché (65%), suivi par les Pays Bas (24%), et l’Espagne (6%). Le taux d’utilisation du contingent accordé par l’UE au Maroc (127.000T) a été de prés de 25%.

La variété Nicola représente 98% des exportations globales de pomme de terre, les 2% restants sont représentées par d’autres variétés notamment Inova, Isabel et Lady Christal.

c) Les exportations de légumes et fruits divers

Les légumes et les fruits divers, connaissent un essor important au niveau de leurs exportations, qui se maintiennent à la hausse. Les volumes exportés ont progressé de 256.000T en 2004-2005 à 303.500T au titre de la campagne agricole 2005-2006 soit 18% d’augmentation. Comparée à la moyenne des cinq campagnes 2001-2005 (177.700T) l’accroissement est de 70% traduisant ainsi le potentiel et les atouts dont dispose le Maroc pour ces espèces et les efforts continus déployés pour leur exploitation. Les exportations en haricot vert, qui se maintient à la 2ème place comme légume exporté après la tomate, ont continué leur tendance à la hausse pour atteindre au cours de la campagne 2005-2006 prés de 102.000T soit un accroissement de 21% par rapport à la campagne dernière (84.000T). Les autres principaux légumes et fruits divers exportés sont la courgette (40.700T), le melon (45.700T), la fraise (22.700T) et le poivron-piment (46.500T).

1.6.2 Cultures maraîchères de saison

1.6.2.1 Superficie

Les superficies réservées aux cultures maraîchères de saison au cours de la campagne 2005-2006 se sont élevées à 234.000 ha, soit une hausse d’un peu plus de 5% par rapport à la campagne précédente et à la moyenne de la période 2001-2005 (222.200 ha). Sur le plan de la répartition par espèce, hormis la pomme de terre dont la superficie a baissé légèrement de l’ordre de 2%, toutes les espèces ont vu leurs superficies progresser dans une fourchette allant de +2,5% pour la culture d’oignon, à +18 % pour les cultures de melons et pastèques qui sont, avec la pomme de terre, les cultures les plus dominantes.

1.6.2.2 Production

Après la chute de production qui avait marqué la production maraîchère de saison de la campagne 2004-05, à la suite des températures exceptionnellement basses et la vague de gelée ayant sévi vers la fin de janvier 2005, la production maraîchère de saison pour la campagne 2005/ 2006 a retrouvé sa vigueur en atteignant un tonnage global de l’ordre de 5,52 millions de tonnes, soit une hausse de 18,3 % par rapport à la production de la campagne précédente (4,66 millions T) et une hausse de prés de 21% par rapport à la production moyenne de la période 2001-2005 (4,56 millions T).

L’accroissement de la production enregistré en 2005-2006 est du, d’une part, aux conditions climatiques favorables ayant marqué les périodes de mise en place de la plupart des cultures aussi bien d’hiver (comme l’oignon et les légumineuses en vert) que celles de printemps tels que le melon, les pastèques et la tomate et, d’autre part, à l’amélioration des techniques de production comme la généralisation des hybrides notamment pour les melons-pastèques et les carottes-navets conjuguée avec la pratique de l’irrigation goutte à goutte et le paillage plastique dans certaines zones de production pour les cultures de pomme de terre et les melons-pastèques.

Les productions de toutes les espèces ont enregistré des augmentations par rapport à la campagne précédente et par rapport à la moyenne des cinq campagnes 2001-2005, particulièrement les légumes verts (+56%) et les melons pastèques (+34%).

1.6.3 Cultures maraîchères destinées à la transformation

La superficie occupée par les cultures maraîchères destinées à l’agroindustrie est de l’ordre de 6.000 ha accusant ainsi des baisses respectives de 25% et 17% par rapport à la campagne dernière (8.000 ha) et à la moyenne de la période 2001-2005 (7.200 ha).

La production globale issue de ces cultures s’élève à 248.000 T contre 310.000 T la campagne dernière et 238.000 T comme moyenne du quinquennat 2001-2005.

1.7 Arboriculture Fruitière

1.7.1 Agrumes

1.7.1.1 Superficie

Selon les résultats du recensement général des agrumes mené en 2006 la superficie du verger agrumicole national est estimée à 81.549 ha exploités par 12.820 agrumiculteurs. Elle a augmenté de 12,2% par rapport au recensement de 1991 et se répartit selon les régions comme suit: 40,5% au niveau du Souss-Massa, 19,8% au Gharb, 16,8% dans la Moulouya, 14,1% dans le Tadla, 7,3% au Haouz et 1,6%. au Loukkos.

Prés de 47 variétés d’agrumes ont été recensées. Le groupe des oranges occupe 41.729 ha (51,2%) suivi des petits fruits avec 34 141 ha (41,9%) puis les citrons avec 2.828 ha (3,5%). Le reste, constitué de vergers présentant des mélanges de plusieurs variétés, représente 2.850 ha (3,5%).

Le groupe des oranges est dominé par la Valencia Maroc Late qui représente 51,5% de la superficie totale des oranges au niveau national, suivie par les Navels avec 38,4% et les Sanguines avec 6,2%.

Le groupe des petits fruits est constitué principalement de la clémentine « commune » (27,6%), la clémentine Cadoux (22,2%), la Nour (16,6%), la variété Nuless (10%) et la clémentine Sidi Aïssa (8,9%). Le reste soit 14,7% est constitué de diverses variétés de petits fruits notamment la variété Afourer (Nadorrcott) qui occupe 722 ha.

1.7.1.2 Production

La production nationale d’agrumes de la campagne 2005/2006 s’est élevée à 1.265.000 T, ce qui représente une baisse de 4% par rapport à la production de la campagne précédente (1.320.000 T) et une hausse de plus de 2% par rapport à la production annuelle moyenne des cinq campagnes 20012005 (1.236.000 T). La diminution de la production globale est attribuée à la baisse de la production de la région du Souss Massa, qui a chuté de 15% par rapport à la campagne précédente, sachant que cette région souffre d’une pénurie d’eau en raison de la sécheresse structurelle qui la caractérise.

L’impact de la forte baisse de la région du Souss Massa a été relativement atténué par la progression de la production des régions de la Moulouya et du centre qui ont enregistré respectivement une hausse de 10% et de 7%.

Par catégorie d’agrume, la baisse de production, par rapport à 20042005, a été de 5% pour les oranges et de 3% pour les petits fruits. Selon les variétés, la baisse est estimée à 14% au niveau de la production de la variété Nour, 5% pour la Maroc-Late, 9% pour la Navel et 2% pour les variétés de demi-saison.

1.7.1.3 Exportations

Le tonnage d’agrumes exporté au terme de la campagne 2005/06, a atteint près de 543.000T, représentant un accroissement de prés de 11% comparativement au volume exporté en 2004-2005, et 14% de plus que la moyenne des volumes exportés durant la période 2001-2005. Depuis la campagne 2000-2001 les exportations totales d’agrumes s’inscrivent dans une tendance haussière en étroite corrélation avec la tendance de la progression annuelle de la production nationale comme l’illustre le graphique ci après. La chute de la production d’agrume en 2003-2004 a nettement impacté le tonnage exporté au titre de cette campagne. Cela traduit dans une certaine mesure, l’effet de la compétitivité du marché intérieur de plus en plus demandeur de fruits et légumes de qualité grâce notamment au relatif développement des circuits de distribution.

a) Exportations par variété

Les exportations du groupe de variétés à petits fruits n’ont progressé que de 4% en passant de 253.000 T en 2004/05 à 263.000 T en 2005/06 contre une progression de 27% entre 2003-04 et 2004-05. Ce sont les variétés Afourer (+65%), Ortanique (+27%) et Clémentine (+12%) qui ont contribué à l’augmentation du volume exporté en 2005-06.

En revanche le groupe des Oranges a enregistré une hausse de ses exportations d’environ 18% comparativement à la campagne précédente. Les variations des exportations par variété sont de +38% pour la Maroc-late, +19% pour les sanguines et une baisse d’environ 35% au niveau des exportations de la Navel à cause de la baisse de sa production et aux prix du marché intérieur relativement compétitifs.

b) Exportations par destination

47% des exportations marocaines d’agrumes frais de la campagne 20052006, ont été destinées à l’Union Européenne mais le niveau d’utilisation des contingents accordés au Maroc par l’UE n’a atteint que 38% pour les oranges et 59% pour les clémentines. Les principaux pays destinataires sont la Hollande avec 43% du tonnage destiné à l’UE, l’Angleterre avec 20%, la France avec 19% et la Lituanie avec 7%.

Les deux principaux importateurs d’agrumes marocains, après l’UE, sont la Russie qui a absorbé 235.000T soit 44% du total et le Canada avec 38.000T soit 7%.

1.7.2. Viticulture

1.7.2.1 Superficie

La culture de la vigne n’a pas connu d’extension importante de superficie durant la campagne 2005-2006 hormis une centaine d’hectares de plus qu’en 2004-2005 pour le raisin de table, portant la superficie de cette culture à 39.500 ha. Le raisin de cuve n’a pas enregistré d’extension de superficie, laquelle est restée figée à 10.800 ha depuis 2003-2004. Ainsi, la superficie globale du vignoble est estimée à 50.300 ha.

La répartition régionale du vignoble national est restée quasiment inchangée. Les Doukkala, le Haouz, la zone de Benslimane, les régions d’Essaouira, Khémisset et Moulouya continuent d’abriter, ensemble, environ 70% de la superficie totale de raisin de table dont les principales variétés sont: Doukkali, Muscat d’Italie, Valency, Abbou et Muscat d’Alexandrie.

La superficie de la culture de la vigne de cuve est située à 94%, dans les régions d’El Hajeb, Khémisset, Meknès, Gharb, Benslimane et Moulouya. Les principales variétés sont: Cinsault, Carignan, Alicante Bouchet et Grenache qui continuent de représenter prés de 72% de la superficie du vignoble de cuve, dont seuls 20% de la superficie est occupée par les cépages améliorateurs notamment le Cabernet, le Syrah, le Merlot rouge et le Mourvèdre.

1.7.2.2 Production

Avec un volume de 356.000 tonnes, la production globale de raisins de la campagne agricole 2005-2006 s’est accrue de 6,5 % par rapport à celle de la campagne précédente et de 16% rapport à la moyenne du quinquennat 2001-2005 (305.300T).

Ce sont les raisins de table qui ont contribué le plus dans ce résultat, avec une production évaluée à 261.000 T marquant, ainsi, une augmentation de 13% par rapport à 2004-2005. Par contre la production de raisins de cuve, avec un tonnage de 95.000T, a chuté de prés de 8% par rapport à la dernière campagne.

La hausse enregistrée au niveau de la production, notamment pour les raisins de table, est expliquée par les conditions climatiques favorables, le bon déroulement des différents stades de la culture, l’adoption de nouvelles technologies par un nombre croissant de producteurs (irrigation localisée, hormones de croissance, …) et la bonne maîtrise de l’itinéraire technique de la culture (fertilisation, traitements phytosanitaires, taille, désherbage etc…).Les rendements moyens réalisés ont atteint 6,9 T/ha pour la vigne de table et 9,3 T/ha pour la vigne de cuve, contre respectivement 5,9 T/ha et 9,5T/ha la campagne dernière.

La production de vins réalisée est estimée à près de 419.500 hl en 2005-2006. Ce niveau de production, a connu une hausse de l’ordre de 12% par rapport à la campagne précédente (375.600hl) et de 25% par rapport à la moyenne du quinquennat 2001-2005 (334.500 hl).

1.7.2.3 Exportations

Les exportations de vins ont atteint 7900T en 2005-2006. Elles ont connu une hausse de 23% par rapport à la campagne précédente (6.400 T) et de 10% par rapport à la moyenne du quinquennat 2001-2005 (7.200 T).

1.7.3 Rosacées fruitières

1.7.3.1 Superficie

Avec 201.000 ha la superficie globale des rosacées a légèrement baissé durant la campagne 2005-2006 de 400 ha par rapport à la superficie globale enregistrée en 2004-2005. Cette faible baisse est liée à la réduction relativement importante de la superficie des rosacées fruitières à pépins et à noyau, notamment le poirier qui a vu sa surface diminuer de 6,8%, et le pommier dont la surface a régressé de 2,6%. La baisse de la superficie de cette catégorie de rosacée a commencé à se faire sentir depuis 20032004 à la suite du dépérissement occasionné par des déficits hydriques répétitifs conjugué aux arrachages des vielles plantations qui n’ont été que partiellement renouvelées. Il en est de même des superficies du cerisier et du néflier qui ont régressé respectivement de -36% et -15% entre 2004-05 et 2005-06. En revanche la superficie de l’amandier a augmenté de 1.450 ha.

L’amandier demeure très dominant dans la catégorie des rosacées fruitières, avec 143.000 ha en 2005-2006, soit 71% de la superficie globale. Cette situation est consolidée par l’adaptation de cette culture aux zones bour et zones de montagne où elle connaît un développement important grâce à l’incitation par les programmes de distribution de plants subventionnés à 80 %.

1.7.3.2 Production

La production des rosacées fruitières de la campagne 2005-2006 est estimée à 752.000T soit une hausse de 19 % par rapport à la campagne précédente et de 14,5 % par rapport à la production moyenne des cinq campagnes 2001-2005. Hormis les poires et les cerises qui ont marqué une régression de -15,6% et -38,7%, toutes les autres espèces ont vu leurs productions croître dans des proportions allant de +6,3% pour les coings à +33% pour les prunes. La production des pommes, malgré la baisse des superficies plantées, a enregistré une hausse estimée à + 21% par rapport à la campagne précédente.

Les rendements moyens enregistrés au titre de cette campagne oscillent entre 14T/ha pour les rosacées à pépins et 11T/ha pour les rosacées à noyaux (non compris l’amandier).

La production d’amandes est restée au même niveau que la campagne 2004-2005 soit 17.000T et les rendements moyens en amandes décortiquées sont de l’ordre de 1,2q/ha.

1.7.3.3 Commercialisation

Le marché local est la principale destination de la production des rosacées fruitières. Les exportations du Maroc dans ce domaine pour l’année 2006 ont concerné principalement la pêche, les abricots et les conserves de fruits. Les importations continuent de porter essentiellement sur les pommes et les poires.

1.7.4 Palmier Dattier

La palmeraie marocaine compte environ 4,8 millions de palmiers dattiers dont près de 45% sont productifs et s’étale sur une superficie de l’ordre de 48.000 ha. Ce patrimoine est réparti sur plus de 90 palmeraies, principalement localisées au niveau du Draâ (1,9 Millions sur 12 Palmeraies), du Ziz (1,367 Millions formant 26 Palmeraies) et de Tata (0,88 Millions dispersés sur 11 Palmeraies). Cet ensemble représente près de 90% de l’effectif total des palmiers dattiers.

La composition variétale du patrimoine phoenicicole est caractérisée par l’existence d’une multitude de variétés dont une forte proportion est constituée pour près de 50% de Khalts (variétés non identifiées). Parmi les variétés les plus intéressantes commercialement il y a le Mejhoul, Boufeggous, Bouskri et Jihel.

La production nationale de dattes au titre de la campagne 2005-2006 a atteint près de 55.000T, dénotant une baisse de près de 14 % par rapport à la campagne précédente (64.000T) et une amélioration d’environ 4,5 % par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (52.600T). Le phénomène de l’alternance et les conditions de sécheresse ayant marqué les principales régions à vocation phoenicicole, ont affecté la production.

La répartition de cette production par qualité de dattes montre que les dattes de qualités ‘bonne’ à ‘supérieure’ représentent environ 25% du tonnage produit, contre 33% la campagne dernière, alors que les dattes de qualités intermédiaire et médiocre portent respectivement sur 40% et 35% contre 38% et 29% en 2004-2005.

La commercialisation des dattes par les producteurs reste encore très peu structurée et dominée par la vente sur pied aux négociants des villes de Casablanca, Marrakech, Fes et Meknes.

La faiblesse des récoltes et l’accroissement de la demande pendant les périodes de forte consommation (Ramadan et les fêtes religieuses) sont à l’origine de l’accroissement des importations effectuées durant la dernière décennie. Les importations ont atteint prés de 30.000T en 2006 contre 37.500T en 2005.

1.7.5 Figuier

La culture du figuier n’a pas enregistré une évolution notable sur le plan des extensions des superficies. En 2005-2006 la superficie totale du figuier est restée quasiment la même qu’en 2004-2005 soit 44.000 ha, portant essentiellement sur des plantations traditionnelles localisées principalement dans les massifs montagneux rifains et prérifains (Taounate, Ouezzane, Chefchaouen, Taza et Al Hoceima) et les plateaux de Saiss ( Fès et Sefrou).

La faible disponibilité des plants de variétés de figues fraîches, sèches ou destinées à la transformation est à l’origine de cette situation.

Les principales variétés de figuier cultivées au niveau national peuvent être classées selon le rendement en trois catégories:

-- Les variétés productives notamment El mssari, El ghouddan, El hamri, El baghiet, El harchi qui sont des variétés bifères . Les rendements varient entre 45 et 50 kg/arbre.

-- Les variétés à production moyenne telles que El aâssal et Ounk hmam. Elles sont bifères et leurs rendements varient entre 30 et 40 kg/arbre.

-- Les variétés à production faible telles que El ferzaoui, Hafer lebghal, Kharraza et kohila sont unifères et produisent moins de 30 kg/arbre.

La production de figues fraîches au titre de la campagne 2005-2006 est estimée à 87.000T, contre 83.000T la campagne précédente, soit une hausse de prés de 5% attribuée essentiellement aux bonnes conditions pluviométriques qui ont prévalu dans les zones de montagnes.

La production de figues sèches, souffre de la prédominance des qualités de figues à faible aptitude au séchage et de l’adoption, prédominante, de techniques de séchage traditionnelles sources de mauvaise conservation et de pertes de production. Ainsi, au titre de la campagne 2005-2006, la production de figues sèches n’a pas excédé 14.000T en baisse par rapport à la campagne précédente de prés de 7%. Le Maroc importe ente 100 et 150T de figues sèches par an.

1.7.6 Grenadier

La superficie des plantations de grenadier est estimée, en 2005-2006, à 5.000 ha. Elle a augmenté de prés de 6% par rapport à 2004-2005 (4620ha).

Environ 60% de la superficie est située au niveau des terres jalonnant les cours d’eaux des régions de Tadla - Beni- Mellal, Haouz, Chichaoua, Settat et Nador.

Le profil variétal de la culture de Grenadier est composé de deux groupes:

-- Les grenades de couleur rouges et jaunes: Sefri, Kharazi, Laaroussi…

-- Les grenades acides à pépins durs qui sont destinées à la transformation

La période de production se situe entre les mois d’octobre et novembre. La qualité des fruits est tributaire des variétés et des conditions du milieu notamment au niveau des zones à forte humidité où il y a risque de maladie causant la pourriture du fruit (la plus fréquente, chez cette espèce, est le noircissement de l’intérieur du fruit).

Avec un tonnage estimé à 56.000T, la production en grenades a baissé en 2005-2006 par rapport à la campagne 2004-2005 de 2.000T. Le rendement moyen est estimé à 11,2T/ha contre 13T/ha en 2004-2005. Les rendements sont variables d’une localité à l’autre et dépendent essentiellement des ressources hydriques mobilisées au profit de cette culture, compte tenu de sa localisation dans des zones vulnérables à la sécheresse.

1.7.7. Bananier

La culture du bananier sous serre a occupé, au titre de la campagne 2005-2006, une superficie de l’ordre de 5.500 ha, enregistrant une extension de 4% par rapport à la campagne précédente et 15% par rapport à la moyenne de la période 2001-2005. Cet accroissement de la superficie a été enregistré dans les principales régions de production de bananes: Gharb (+13%) et Souss Massa (+2%). Par contre, la région d’El Jadida a accusé une réduction de superficie de 11%.

La production de bananes a atteint 203.000T soit une hausse de 7% par rapport à la campagne 2004-2005 et une hausse de 19% par rapport à la moyenne de la période de 2001-2005. L’augmentation de la production est liée à l’accroissement de superficie et aux conditions climatiques favorables ayant sévi pendant cette campagne.

Les prix de vente de la banane au niveau du marché intérieur n’ont pas enregistré d’augmentations appréciables. Les prix moyens de gros ont varié dans une fourchette allant de 5,50 à 7 DH/Kg contre 6,30 / 7,80 DH le Kg l’année dernière. Les prix au détail ont varié entre 7 et 10 DH/Kg soit le même niveau de prix que la campagne 2004-2005.

Les importations de bananes en 2006 ont été de l’ordre de 5.200T pour une valeur de 19 Millions de DH à un prix moyen de 3,64 DH/Kg enregistrant un accroissement de 5,4 % par rapport au tonnage de 2005 (4.930T). Les bananes importées sont originaires principalement de la Côte d’Ivoire (45%) et de l’Equateur (41%).

1.7.8. Floriculture

Les cultures florales ont connu une régression au niveau de leur superficie, durant la campagne 2005-2006, en s’établissant à 167 ha, soit 7% de diminution par rapport à la campagne précédente (181 ha), et pratiquement du même niveau que la moyenne 2001-2005. La régression des superficies florales en 2005-2006 a concerné particulièrement les régions de Sous Massa (56%) et le Haouz (12%).

Les 2/3 de la superficie globale, soit 120 ha sont sous abri serres, ce qui marque une baisse de 9% par rapport à 2004-2005 et de 10% par rapport à la moyenne 2001-2005. Ces superficies sous serres sont constituées essentiellement par les roses (60%) et les oeillets (30%).

Les cultures florales en plein champ ont occupé 46 ha, sans changement significatif par rapport à la campagne 2004-2005 mais en progression de 27% par rapport à la moyenne 2001-2005. Le strelitzia et la rose sont les deux principales espèces florales conduites en plein champ (63%).

Les roses et les oeillets demeurent les principales composantes de la production totale de fleurs coupées. Celle-ci a atteint 83,4 millions de tiges en 2005-2006, soit l’équivalent d’un poids de 2.780T, sans changement significatif par rapport à la campagne précédente, mais en régression de 9% par rapport à la moyenne de la production 2001-2005 qui est estimée à 91,5 Millions de tiges (3.050T).

Les exportations de fleurs coupées à fin octobre 2006 ont totalisé 872T pour une valeur de 24,91 Millions de DH contre 947T et une valeur de 32,76 Millions de DH en 2005. Exprimées en tiges, les exportations sont de l’ordre de 26,16 millions de tiges, ce qui représente 32% de la production globale de fleurs coupées. Ces exportations ont été destinées au marché de l’UE (94%) et principalement la France (91%).Les exportations sur l’Union Européenne ne représentent que 27% du contingent de 3.000T/an accordé par l’Union Européenne pour les fleurs coupées standard.

 
 

 

 




sam2005
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    rrLe contexte international rrEvolution de la production animale
    rrLe contexte national rrContribution de l’agriculture à l’économie
    rrMesures de politiques agricoles rrDossier: Les nouveaux défis alimentaires


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