| Situation de l'Agriculture Marocaine en 2006 |
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II- LE CONTEXTE NATIONAL II-1 LES CONDITIONS CLIMATIQUES II-1-1 Conditions pluviométriques Le régime pluviométrique ayant prévalu durant la campagne agricole 2005-06 s’est caractérisé, dans la plupart des régions agricoles, par des précipitations régulières et légèrement supérieures à la normale. Le cumul pluviométrique moyen national a atteint 375 mm contre 357 mm en année normale soit un excédent de +5%. Les régions agricoles déficitaires sont le ‘Pré-rif et Rif’ avec -10,7%, le ‘Moyen Atlas’ et le ‘Haut Atlas’ avec respectivement -2,6% et -2,5%. II-1-2 Evolution du couvert végétal Au démarrage de la campagne agricole 2005/2006, notamment à la fin de la dernière décade d’octobre 2005, l’état de la végétation apparaissait dans une situation déficitaire généralisée à l’ensemble du territoire national. Seules les zones forestières du Rif et de certaines régions du Moyen Atlas se trouvaient dans un état moyen. La tendance déficitaire généralisée à l’échelle nationale observée à la fin du mois d’octobre n’a pas beaucoup évolué à la fin du mois de novembre 2005. On notait cependant, une extension spatiale de la végétation en ‘moyenne et bonne situation’ au niveau de l’extrême nord ouest du Royaume. Grâce aux précipitations quasi généralisées qu’a connues le pays, la situation de la végétation s’est améliorée à la fin du mois de décembre 2005. Cette amélioration était très visible au niveau de la façade atlantique s’étendant entre les Abda et le Tangérois, dans la région du Saïs, au niveau des chaînes du moyen et Haut Atlas et dans quelques zones disparates de la région du Souss. L’état de la végétation a continué son amélioration quasi générale sous l’effet de la bonne répartition spatio-temporelle des précipitations qui a concerné la majorité des régions agricoles. A la fin du mois de février 2006 les cartes de comparaison de l’état végétal par rapport à la même période de l’année 2005 et de l’année moyenne montrent que: • Les régions de Doukkala, de la Chaouia, d’Essaouira, de Béni Mellal, certaines zones du Souss, le nord ouest et les côtes méditerranéennes de l’extrême nord est, présentent un meilleur état végétal que l’année précédente et l’année moyenne; • Les régions de l’Oriental sont déficitaires par rapport à l’année moyenne. Durant le mois de mars 2006, l’amélioration de la situation de la végétation s’est poursuivie grâce à la continuation de la bonne répartition spatiale et temporelle des précipitations. Ainsi, l’ensemble des régions à vocation céréalière présentait un taux qui dépassait 80% de végétation en bon état. II-2 LA CONJONCTURE ECONOMIQUE II-2-1 Evolution du PIB Les performances économiques du Maroc se sont nettement améliorées en 2006. Tirée par l’agriculture et l’accroissement de la demande intérieure, notamment dans le milieu rural qui a bénéficié d’une bonne campagne agricole, la croissance économique estimée dans le cadre du nouveau système de la comptabilité nationale ayant comme base l’année 1998, a atteint 8% à prix constants contre 2,4 % en 2005. Cette évolution est le fruit d’une expansion de 21% de la valeur ajoutée agricole et l’affermissement de l’activité dans les autres secteurs. A prix courants le PIB a atteint près de 575,3 milliards de dirhams en 2006, en accroissement de 10,1% comparé à 4,5% en 2005. Le PIB agricole évalué à 80,5 milliards DH a progressé de 28,5% tandis que le PIB au titre des activités du secteur secondaire et des services, estimé globalement à 495 milliards DH s’est accru de 7,6%. Sur les cinq années de 2002 à 2006, le PIB nominal global s’est inscrit en hausse à un rythme annuel moyen de 6,16%. II-2-2 Les Prix à la consommation L’année 2006 a été marquée par des augmentations des prix à la consommation. En effet, l’augmentation de l’indice du coût de la vie s’est établie à 3,3% au lieu de 1% en 2005. Cette hausse est imputable à des facteurs liés à l’augmentation de la demande, au réajustement des prix internes des produits pétroliers et aux réaménagements fiscaux. En effet, les dépenses de consommation des ménages ont marqué cette année une augmentation de 3,9% en termes réels, en liaison avec l’amélioration des revenus et le développement du crédit à la consommation. Par ailleurs, le réaménagement de la TVA au début de l’année 2006 s’est traduit par une hausse des prix d’un certain nombre de denrées alimentaires, (beurre, thé, riz, farines de riz, féculents, pâtes alimentaires) et l’application du système d’indexation des prix des carburants à la pompe sur le prix mondial du pétrole, s’est traduite par deux hausses des prix de ces produits, en février et septembre 2006, qui grèvent les coûts de l’énergie et du transport pour le secteur agricole. II-2-3 Le Commerce Extérieur Le taux de couverture des importations globales par les exportations globales a atteint 54% en 2006, soit le même niveau que l’année précédente. Le déficit commercial est attribué principalement à l’augmentation des importations des produits finis, les demi-produits et les produits énergétiques. Les acquisitions de biens finis d’équipement, ont contribué pour près de 30% à l’augmentation des importations totales en 2006, en relation avec le développement des investissements. Les importations de produits alimentaires ont, en revanche diminué. La part des produits alimentaires dans la valeur des importations totales n’a représenté que 7,3% en 2006, tandis que leur part dans la valeur des exportations totales s’est maintenu au niveau de 19,2%. Le taux de couverture de la balance commerciale des produits alimentaires est passé de 124% en 2005 à 142 % en 2006 grâce à l’accroissement de 10,7% de la valeur des produits alimentaires exportés. II-3 BUDGET PUBLIC ALLOUE AU SECTEUR AGRICOLE L’enveloppe budgétaire allouée au Département de l’Agriculture et du Développement rural au titre du budget général de la loi de finances 2006, s’élève à 1.583,9 millions de DH en crédits de paiement et 1.100 millions de DH en crédits d’engagement sur 2007 et ultérieur. Cette enveloppe budgétaire est du même niveau que celle allouée en 2005 pour les crédits de paiement. Elle n’a représenté que 7,3 % du budget général de l’Etat, bien que ce dernier ait augmenté, passant de 19.040 millions de DH en 2005 à 21.527 Millions de DH en 2006. Le budget d’investissement de l’agriculture représente 2,1% de la valeur du PIB du secteur agricole en 2006. Ce ratio, qui est de l’ordre de 15% en Tunisie et 12% en Egypte, reste pour le Maroc inférieure à l’objectif de 10% fixé par le NEPAD. |
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