| Situation de l'Agriculture Marocaine en 2005 |
IV- CONTRIBUTION DE L’AGRICULTURE A L’ECONOMIE NATIONALE V-1 L’AGRICULTURE ET LA FORMATION DU REVENU NATIONAL En 2005 le Revenu National Brut (RNB) disponible [Produit Intérieur Brut (PIB) + Revenus Nets reçus de l’Extérieur (RNE)], s’est établi en prix courants à 503,54 milliards de Dirhams. La contribution du Produit Intérieur Brut Agricole (PIBA) dans la formation du RNB n’a représenté en 2005 que 12,8% ( 64,7 milliards DH) contre 14,6 %, l’année précédente (70,4 milliards DH) en raison, d’une part, des conditions pluviométriques défavorables ayant handicapé la production céréalière des zones d’agriculture pluviale et, d’autre part, de l’augmentation rapide des Revenus Nets reçus de l’Extérieur dont le taux de croissance d’une année à l’autre est passé de 11,1 % entre 2002 et 2003 à 20,5% entre 2004 et 2005. Par ailleurs, le Produit Intérieur Brut Agricole (PIBA), évalué en prix constants 1980, a pesé négativement dans le taux de croissance du PIB en 2005, qui n’a pu finalement atteindre que 1,7%. En effet, la contribution du PIBA dans le taux de croissance du PIB a été de – 2,69% en 2005. En revanche, la contribution du Produit Intérieur Brut Non Agricole (PIBNA) s’est vue, pour la première fois depuis 1999, dépasser le seuil des 4% en atteignant + 4,39 %. Cette contribution est restée, dans l’ensemble, stationnaire autour d’une moyenne annuelle de 3% durant la période 1999-2004 renforçant, ainsi, la dépendance étroite du taux de croissance du PIB des fluctuations du PIB Agricole . La contribution du PIBA dans le taux de croissance du PIB a fortement fluctué d’une année à l’autre durant la période 1999- 2005, sous l’effet de la variabilité interannuelle des conditions pluviométriques et de l’alternance de la sécheresse (voir graphique et tableau ci-après, voir fichier Pdf). V-2 L’AGRICULTURE ET LES ECHANGES EXTERIEURS V-2-1 Exportations La valeur des exportations de produits agricoles s’est inscrite dans une tendance croissante entre 1990 et 2004. Elle a varié de 1228 millions de dollars US à 1861 millions de dollars US représentant une hausse de 151 %. La part des exportations de produits agricoles dans les exportations totales de marchandises, a sensiblement baissé en passant de 23,5 % en 2000 à 19,1% en 2004. Elle reste toutefois très supérieure à la moyenne mondiale (8,8 %). A titre de comparaison avec d’autres pays à économie similaire à l’économie marocaine, la valeur des exportations marocaines de produits agricoles en 2004, n’a représenté que 20% de celle du Chili et prés de 29% de celle de la Turquie. Par contre, elle a représenté pour la même année, 170% de celle de l’Egypte et 165% de celle de la Tunisie, sachant que pour ce dernier pays la valeur de ses exportations agricoles pour 2004, constitue un record exceptionnel vis-à-vis des valeurs des années 2003 et antérieures, qui ne représentaient qu’environ la moitié de la valeur de 2004. V-2-2 Importations En valeur, leur volume annuel s’est inscrit dans une tendance haussière, dans la mesure où il a progressé de 1096 millions $ en 1990 à 2478 millions $ en 2004. La part des importations agricoles dans les importations totales de marchandises a néanmoins baissé de 16,8 % en 2000 à 14,1 % en 2004. Cette proportion pour l’économie Egyptienne représente presque le double de celle du Maroc (30% en 2000 et 27,7 % en 2004) alors qu’elle est seulement de l’ordre de 7% pour la Turquie et le Chili, proche des valeurs enregistrées chez les pays à économies très avancées notamment les Etats-Unis (5,8% en 2004) et l’Union Européenne (9,9 % pour 2000 et 2004). V-3 REVENU AGRICOLE, EMPLOI, ET PAUVRETE EN MILIEU RURAL Les résultats de l’enquête nationale sur l’emploi effectuée par le Haut Commissariat au Plan, a établi que la population active en milieu rural a atteint, au terme de l’année 2005, le niveau de 5.518.000 personnes représentant une hausse de 1,0 % par rapport à l’année 2004. Le taux d’activité a légèrement reculé en passant de 62,0% en 2004 à 61,7% en 2005. Concernant la population active occupée âgée de 15 ans et plus, elle a atteint, en milieu rural, 5.320.000 personnes en 2005, enregistrant un accroissement de 0,5% par rapport à l’année précédente. Cette hausse de l’emploi relativement faible est due, essentiellement, aux faibles performances du secteur agricole qui n’a créé que 8 000 emplois nouveaux contre 118.000 en 2004. En zones rurales, les créations d’emplois les plus importantes ont été observées dans le bâtiment et les travaux publics (+ 38.000 postes) et dans “ l’agriculture, forêt et pêche ” (+13 000 postes). Les pertes d’emplois, au niveau du milieu rural, ont été concentrées dans le secteur industriel (-26 000 postes). En matière de chômage, pour l’ensemble de l’année, la population active en chômage est passée, au niveau national, de 1.193.000 en 2004 à 1.227.000 chômeurs en 2005, soit une augmentation de 2,8%, dont 76,5% a été enregistrée en milieu rural. Le taux de chômage annuel est ainsi passé de 10,8% en 2004 à 11,0% en 2005. La hausse a concerné essentiellement le milieu rural où ce taux a augmenté de 3,2% à 3,6%, alors qu’il a quasiment stagné en milieu urbain (de 18,4% à 18,3%). Le taux de pauvreté en milieu rural, qui mesure la proportion de la population dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté relative, fixé à un revenu mensuel de 1.745 dirhams en milieu rural, est estimé à 22% contre seulement 7,9% en milieu urbain (source: Bank Almaghrib). Par ailleurs, le taux d’analphabétisme reste assez élevé notamment en milieu rural où il représente encore 60,5% contre 29,4% en milieu urbain. |
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