Vulgarisation

 


Situation de l'Agriculture Marocaine en 2005
 


sam2005
    rrRepères (Pdf, 550 kb) rrEvolution de la production végétale (Pdf, 700 kb)
    rrLe contexte international rrEvolution de la production animale
    rrLe contexte national rrContribution de l’agriculture à l’économie
    rrMesures de politiques agricoles rrDossier: Le foncier agricole


 

IV-EVOLUTION DE LA PRODUCTION AGRICOLE

IV-1- PRODUCTION VEGETALE

1-1 APPROVISIONNEMENT EN FACTEURS DE PRODUCTION

1-1-1 Semences et plants

1.1.1.1 Semences céréalières

a) Disponibilités en semences

La campagne agricole 2004/05 a été caractérisée par une baisse des disponibilités en semences céréalières par rapport à l’année précédente.  Les quantités disponibles n’ont représenté globalement que 728.300 qx, enregistrant une  baisse de prés de 20% en comparaison avec les disponibilités de la campagne 20032004. Cette situation est due à la faiblesse du stock de report et de la baisse de la production nationale.

b) Prix des semences

Durant les trois  campagnes 2002-03; 2003-04 et 2004-05 les prix des semences céréalières certifiées catégorie R2 ont bénéficié de subventions de la part de l’Etat, qui ont contribué à faire baisser les prix des semences. En effet, ces derniers ont enregistré une baisse cumulée entre 2002-03 et 2004-05 de -14,5 % pour le blé dur, - 18,4 % pour le blé tendre et -35,5 % pour l’orge.

Par ailleurs, le stockage des semences par les sociétés de commercialisation agréées par l’Etat, bénéficie également d’une subvention sous forme d’une prime mensuelle de cinq Dirhams par quintal stocké durant les neuf mois de la campagne. Cette prime est accordée pour un volume global maximum de 220.000 qx, répartis entre les sociétés au prorata du volume en semences certifiées commercialisé par chaque société au cours de la campagne agricole précédente (2003-2004).

c) Ventes des semences

Les ventes de semences céréalières durant la campagne agricole 2004-2005 ont été marquées par la poursuite de la progression de la demande enregistrée la campagne précédente sous l’effet relatif de la subvention. Le volume des ventes réalisées, est passé de 500.000 qx en 2002-03 à 609.400qx en 2003-04 et il a atteint 655.453 qx en 2004-05, soit une augmentation cumulée de 31 % et une hausse de 8% entre la campagne 2003-04 et 2004-05. Les quantités vendues par espèce céréalière sont de 169.418 qx pour le blé dur, 461.025 qx  pour le blé tendre et 25.010 qx pour l’orge.

Outre l’impact de l’octroi d’une marge de subvention  de 80 à 100 DH par quintal selon les espèces, cette augmentation des ventes est expliquée aussi, dans une moindre mesure, par la qualité médiocre de la production des agriculteurs de certaines zones, qui a été touchée par le phénomène de germination sur épis à la suite des pluies abondantes survenues au stade de maturité de la production.

Cependant, bien que l’utilisation des semences certifiées s’inscrive dans une tendance croissante, la situation actuelle des ventes de semences est encore loin de l’objectif arrêté dans le Plan National Semencier qui prévoit  une consommation de 1,2 Millions de quintaux. Le taux de réalisation actuelle de cet objectif n’est que de 54 %.

1.1.1.2. Semences des légumineuses alimentaires

a) Disponibilités et ventes de semences certifiées

Au démarrage de la campagne agricole 2004-05 les disponibilités en semences certifiées de lentille, de fève et de pois chiche ont été de 4.200 qx, détenues en totalité par la Société Nationale de Commercialisation de Semences (SONACOS). Ce niveau de disponibilités représente une baisse de 20 % par rapport à celui du début de la campagne précédente (5.300 qx) en raison des faibles quantités vendues durant la campagne 2002-2003. Les ventes en semences en 2004-05 ont porté sur 967 qx, soit 23 % du disponible, mais en forte hausse par rapport aux ventes de la campagne précédente lesquelles n’avaient atteint que 364 qx.

b) Prix des semences certifiées

Les prix des semences de légumineuses alimentaires certifiées catégorie R2 se sont inscrit globalement dans une tendance baissière depuis 2002-03 notamment pour les pois chiches et dans une moindre mesure pour les semences de lentilles. Les prix des semences de la fève sont restés quasiment stables. Les prix des semences certifiées de légumineuses alimentaires sont libres et sont arrêtés en début de chaque campagne selon les disponibilités et la demande en ces semences.

1.1.1.3 Semences fourragères

a) Disponibilités et ventes de semences certifiées

Les quantités de semences certifiées fourragères mises sur le marché, durant la campagne agricole 2004-05, par la SONACOS, qui continue d’assurer plus de 90% des approvisionnements du marché national, sont de l’ordre de 17.703 qx, représentant une augmentation de 13% par rapport aux disponibilités de la campagne précédente (15.700 qx). Les quantités vendues ont atteint 11.700 qx (66% du disponible) contre seulement 6900 qx en 2003-04 soit un dépassement de prés de 70%.

b) prix des semences certifiées

Durant les trois campagnes agricoles 2002/2005 les prix des semences fourragères certifiées, sont restés stables pour la vesce et le triticale et en régression pour l’avoine et la féverole dont les prix ont baissé entre 2002 et 2005 respectivement de -13% et -10%.

1.1.1.4. Semences de betterave à sucre

L’approvisionnement des agriculteurs en semences de betterave à sucre est assuré par la SONACOS. Pour satisfaire les besoins des différents périmètres, cette société a mis à leur disposition les quantités nécessaires (importations plus stocks de report), et dont les ventes globales aux agriculteurs, par le biais des sucreries, ont atteint 9.838 quintaux de semences poly germes et 4.327 unités de mono germes. Les prix de vente des semences de la betterave à sucre aux agriculteurs ont varié de 98 DH/Kg à 101 DH/Kg pour la poly germe selon les périmètres, et ont atteint 1500 DH/unité pour la mono germe.

1.1.1.5. Semences de pomme de terre

Les besoins globaux en semences de pomme de terre, pour la campagne 2004/05, se sont élevés à 155.000 tonnes dont prés de 73 % sont des semences communes produites localement. Les semences de pomme de terre importées pour les besoins de la campagne, ont atteint 42 000 tonnes, soit des baisses de 7 % et 9 % respectivement par rapport à la campagne précédente et à la moyenne du quinquennat 2000-2004. Les prix de vente aux producteurs ont varié entre 4,8 DH/kg pour la variété Désirée et 6,6 DH/kg pour les nouvelles variétés telles que Fasula et Kurada.

1.1.1.6. Semences de tournesol

Les ventes des semences de tournesol ont porté sur 500 qx (223 quintaux d’hybrides et 277 quintaux de la variété population Péridovick), dont 400 quintaux vendus par les sociétés privées et 100 quintaux par la SONACOS. Cette quantité a permis d’emblaver une superficie de 7.000 ha, soit un taux d’utilisation des semences certifiées de14% environ. Le prix de vente aux agriculteurs a été de 12,5 DH/kg pour les variétés locales et de 45 à 55 DH/kg pour les hybrides.
 
1.1.1.7. Plants

Les réalisations dans le cadre du FDA au titre de la campagne 2004/05 ont
porté sur la distribution de 492.000 plants certifiés d’amandier repartis par variété comme suit:

• Ferragnés: 140.000 plants

• Ferradual: 140.000 plants

• Tuono: 50.000 plants

• Marcona: 108.000 plants

• Fourmat: 54.000 plants

Ces plants sont rétrocédés aux agriculteurs moyennant leur contribution à hauteur de 20% du prix d’acquisition.

Les zones oasiennes, ont bénéficié de la distribution gratuite de 66 500 vitro plants de différentes variétés de palmier dattier.

Parallèlement à ces programmes, des acquisitions portant sur environ 700 000 plants certifiés d’agrumes ont été effectuées directement par les opérateurs privés dans le cadre de la prime à l’investissement accordée à ce secteur.

1.1.2. Engrais

1.1.2.1 Approvisionnement et ventes

Les quantités globales d’engrais de couverture et de fond vendues durant la campagne agricole 2004-05 sont restées du même ordre de grandeur que celles des trois dernières campagnes agricoles, soit 960.000 tonnes en 2004-05 (483.000 T d’engrais de fond et 477.000 T d’engrais de couverture). La consommation n’a augmenté que de 4.000 tonnes par rapport à celle de la campagne précédente +0,4%). La relative stagnation de l’utilisation des engrais par les agriculteurs peut être attribuée à la hausse continuelle de leurs prix.

1.1.2.2. Prix

La hausse des prix des engrais s’est poursuivie en 2004-05 en raison de  l’augmentation des prix des matières premières nécessaires à la fabrication des engrais produits localement notamment ceux de l’ammoniac et du soufre et à la hausse des prix du fret maritime pour les engrais d’importation en plus de l’augmentation de leurs cours sur le marché mondial.

La tendance à la hausse est très marquée pour l’Urée et le Sulfate d’Ammoniaque dont les prix ont enregistré des taux d’accroissement très élevés ayant atteint respectivement +71,7 % et +28,3% entre les campagnes 2002-03 et 2004-2005. L’engrais 14-28-14 a augmenté pour la même période dans une proportion moins élevée avec +10 %; quant à l’ASP (19-38-0) son prix est resté inchangé durant les trois campagnes.

1-2-3- Produits phytosanitaires

Malgré les efforts continus menés par les services du Département de l’Agriculture pour s’assurer de l’approvisionnement normal du marché national en produits phytosanitaires et la sensibilisation des agriculteurs sur l’intérêt et la nécessité de l’utilisation rationnelle des produits phytosanitaires, la consommation de ces produits demeure en de ça des besoins réels en raison essentiellement des prix élevés des produits phytosanitaires notamment ceux homologués répondant aux normes. Au cours de la campagne agricole 2004-05, les ventes ont concerné près de 12 000 tonnes de produits phytosanitaires, soit 9% de plus que la campagne précédente (11000 tonnes). Les ventes ont ainsi porté sur 1320 tonnes d’herbicides, 4200 tonnes de fongicides et 6400 tonnes d’insecticides et autres produits.

1.2.4 Matériel agricole

Les ventes en matériel agricole neuf durant l’année 2004 (servant d’année de référence pour les disponibilités en matériel agricole de la campagne agricole 2004- 2005), ont enregistré une baisse en comparaison avec l’année 2003 et la moyenne des cinq années 1999-2003.
 
En effet, les ventes de tracteurs de l’année 2004 ont diminué d’environ 12% par rapport aux ventes de  l’année précédente mais en restant supérieures de +7% par rapport à la moyenne de la période 1999-2003. Le niveau des ventes des moissonneuses batteuses, a chuté respectivement de - 68% et -54% par rapport à l’année 2003 et à la moyenne des cinq années sus citées. Cette situation s’expliquerait par l’importance des moissonneuses batteuses d’occasion importées.

1-2 Céréales

1.2.1 Céréales d’automne

1.2.1.1 Superficies semées

Les trois principales céréales d’automne (blé tendre, blé dur et orge) ont couvert une superficie de 5,1 millions hectares, marquant une baisse de près de 5% par rapport à la campagne précédente et une hausse de 2% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004. La réduction de la superficie semée a concerné l’ensemble des zones agro écologiques mais d’une façon plus ou moins marquée. Les baisses ont varié de -10% en zones de montagne à -2% dans le bour intermédiaire.

La répartition de la superficie semée entre les trois espèces a été de 1 million d’hectares pour le blé dur, 1,9 millions d’hectares pour le blé tendre et 2,2 millions d’hectares pour l’orge. La proportion de chacune des céréales dans la superficie totale est restée quasiment la même que la campagne précédente soit 20% pour le blé dur, 37% pour le blé tendre et 43% pour l’orge. Toutefois les surfaces des trois céréales ont connu une baisse par rapport aux surfaces semées la campagne précédente, de -5% pour le blé dur, -2,4% pour le blé tendre et  -6% pour l’orge.

1.2.1.2 Productions

Compte tenu des conditions climatiques défavorables ayant caractérisé la campagne agricole 2004-05, la production des céréales a atteint 41,4 millions de quintaux, soit une baisse de 50% par rapport à la campagne précédente (83 millions qx) et de 24% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (54,8 millions qx).

La baisse de la production a concerné l’ensemble des zones agro climatiques. Le bour favorable a enregistré une baisse de -36% par rapport à la campagne précédente. Le déficit au niveau du  bour intermédiaire était encore plus accentué avec -64%. Les autres zones réputées pour leur vulnérabilité à la sécheresse ont connu des déficits variant entre -69% dans les zones de montagnes et -47% dans l’oriental.

1.2.1.3. Rendements

Le rendement moyen des céréales d’automne est estimé à 8,1 qx/ha, en baisse de 47% par rapport à celui de la campagne précédente et de 26% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004. Les plus grandes baisses ont été marquées par le blé dur et l’orge avec respectivement -51% pour un rendement de 8,9 qx/ha et -57% pour un rendement de 11,9 qx/ha. Le rendement du blé tendre a atteint 11qx/ha soit une baisse -39%.

1.2.2 Céréales de printemps

1.2.2.1. Maïs

Les emblavements en maïs ont atteint 246.000 ha, soit presque le même niveau enregistré lors de la campagne précédente (245.000 ha) et une diminution de près de 2% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (250.000 ha). Quant à la production, elle est estimée à 501.000 quintaux, soit une baisse de 77% par rapport à la campagne précédente (2,2 millions qx) et de 64% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004  (1,4 millions qx).

Le rendement moyen du maïs est estimé à 2,04 qx/ha, en baisse de 77% par rapport à celui de la campagne précédente et de 64% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004.

1.2.2.2. Riz

Les superficies rizicoles installées en 2004-05 ont atteint 6.300 ha, soit une hausse de 82% par rapport à la campagne précédente (3.465 ha) et une baisse de 40% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (4.500 ha). La production nette du riz paddy est estimée à prés de 427.000 qx, contre 221.000 qx la campagne précédente et 249.000 qx comme moyenne de la période précitée. Le rendement moyen du riz est estimé à 67,8 qx/ha, en hausse de 6% par rapport à celui e la campagne précédente et de 23% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004.

1.2.3 Commercialisation des céréales
 
1.2.3.1 Disponibilités

Au titre de la campagne de commercialisation 2005-2006, les disponibilités en céréales principales (blé tendre, blé dur, orge et maïs)  ont été estimées provisoirement, hors variations des stocks, à près de 82 millions de quintaux, dont 42 millions de Qx sont issus de la production nationale. Elles ont enregistré un recul de prés de 35% par rapport à la campagne précédente, en raison de la baisse de la production nationale.

1.2.3.2 Commerce intérieur

a) Collecte des céréales.
 
La commercialisation globale des céréales de la récolte 2005 a concerné, au 30 avril 2006, 16,1 millions de quintaux dont 98% en blé tendre. Le niveau de collecte au cours de cette campagne a été caractérisé par:

• Une baisse en quantité de 13% par rapport à la même période de la campagne de commercialisation 2004-2005

• Une hausse du taux de collecte qui est passé de 22% pour la récolte 2004 à 38% pour la récolte 2005 (au 30 avril 2006).

L’accroissement du taux de collecte a été le fait, essentiellement, du blé tendre dont le taux a augmenté de 53% à 76%.

Par intervenant, les commerçants céréaliers ont réalisé 61% de la collecte des céréales principales. Les coopératives et les utilisateurs ont contribué respectivement à hauteur de 15% et 23% dans la collecte nationale.

Sur le plan régional, la région de Fés-Boulemane occupe la première place, soit 38% de la collecte globale du blé tendre, suivie des régions de Meknès-Tafilat et Chaouia-Ourdigha, qui ont réalisé des parts respectives de 12% et 11%.

Pour les autres céréales, la région de la Chaouia-Ourdigha occupe le premier rang en matière de collecte régionale de blé dur et d’orge avec des parts respectives de 42% et 53%. La région des Doukala-Abda est la principale région de collecte du maïs, avec 34% de la collecte globale de cette céréale.

b) Cours des céréales.

A l’exception du prix du maïs, qui a enregistré une légère diminution, les prix moyens des autres céréales ont enregistré des hausses plus au moins importantes par rapport à ceux de la campagne précédente. Cette hausse est de 8% pour le blé tendre, 5% pour le blé dur et 17% pour l’orge.

L’analyse de l’évolution des cours moyens des céréales durant la campagne de commercialisation 2005-2006 montre que ceux du blé tendre ont oscillé entre 247 DH/ql et 266 DH/ql enregistrés respectivement pendant les mois de juin 2005 et mars 2006. Ceux du blé dur, ont fluctué, en moyenne, autour de 295 DH/ql, variant entre 284 DH/ql (juin 2005) et 302 DH/ql (novembre 2005 et janvier 2006).

Les prix moyens des orges étaient en moyenne de 249 DH/ql, soit une hausse de 16% par rapport à la campagne précédente. Ces prix ont oscillé entre 274 DH/ql en novembre 2005 et 228 DH/ql en Avril 2006. S’agissant du maïs, la moyenne des prix était de l’ordre de 216 DH/ql, ces prix ayant fluctué entre 235 DH/ql en juillet 2005 et 202 DH/ql en octobre 2006.

1.2.3.3 Importations

Les importations réalisées au 30 avril 2006, dans le cadre de la campagne de commercialisation 2005-2006, s’élèvent à 39,7 millions de qx, soit une hausse de 18% par rapport à la même période de la campagne précédente. Cette hausse est attribuée essentiellement à l’orge et au blé tendre dont les volumes importés ont augmenté respectivement de 81% et 12%.
 
Sur la base d’un contingent de 1.060.000 TM de blé tendre accordé à l’UE pour la campagne 2005-2006, un volume de 1.000.000 TM a été retenu pour tenir compte de la tolérance de poids fixée à +/-10%. A la date du 30 avril 2006, les quantités de blé tendre réalisées, s’élèvent à 909.571 TM. L’essentiel de ces importations provient de la France avec 79% des quantités importées.

1.3 Légumineuses alimentaires

1.3.1 Superficies

Les superficies emblavées en légumineuses alimentaires ont atteint 351.000 ha au titre de la campagne agricole 2004/05, représentant une légère hausse de près de 1 % par rapport aux emblavements moyens de la période 2000-2004 et une baisse de près de 4 % par rapport à la campagne précédente. Toutes les espèces ont connu une réduction de leurs superficies à l’exception des pois chiches dont la surface emblavée a augmenté de 5,5%.

1.3.2. Productions

Avec seulement 1.487.000 quintaux la production totale des légumineuses alimentaires en sec a régressé de 38 % par rapport à la campagne agricole 2003/04 et de 22 % par rapport à la moyenne de la période 2000-2004. Les écarts de production par rapport aux résultats de la campagne précédente ont été compris entre -54,8% pour les lentilles et -23% pour les pois chiches.

1.3.3. Rendements

Toutes espèces confondues, le rendement moyen des légumineuses alimentaires en sec durant la campagne agricole 2004/05 est de l’ordre de 4,2 qx/ha. Il a diminué de 36 % par rapport à la campagne précédente et de 22 % par rapport à la moyenne de la période 2000-2004. Selon les espèces le rendement est également très déficitaire avec des taux de baisse allant -28% pour les pois chiches à  -51,6% pour les lentilles.

1.3.4 Commercialisation des légumineuses

A fin mars 2006, la commercialisation des légumineuses alimentaires, au titre de la campagne de commercialisation 2005-2006, s’élève à 77 000 qx.

Pour les fèves, le prix moyen est de l’ordre de 411 dh/ql enregistrant,ainsi une hausse de 18% par rapport à la campagne précédent. Les prix de cette légumineuse ont varié entre 386 dh/ql en septembre 2005  et 446 dh/ql en juillet 2006.

Le prix moyen des pois chiches a enregistré, durant la campagne 2005-2006, une hausse de 31% par rapport à la campagne précédente. Il a atteint 899 dh/ql contre 687 dh/ql la campagne précédente et a varié entre 765 dh/ql en juillet 2005 et 1102 dh/ql en avril 2006.

S’agissant du prix moyen des lentilles au titre de la campagne 2005-2006, il a connu une hausse de 36% par rapport à la campagne précédente, pour atteindre 796 dh/ql. Il a oscillé entre 771 dh/ql en juin 2005 et 829 dh/ql en septembre 2005.

Le prix des haricots pendant la campagne de commercialisation 2005-2006 a connu lui aussi une augmentation par rapport à la campagne précédente de l’ordre de 20%. Le prix moyen de ce produit est d’environ 843 dh/ql, oscillant entre 739 dh/ql en juillet 2005 et 1052 dh/ql en avril 2006.
Les importations de légumineuses alimentaires sont estimées à 53000 quintaux, marquant une hausse de 108% par rapport à la campagne 2004-2005.

1.4 Cultures sucrières

1.4.1. Betterave à sucre

1.4.1.1 Superficies

La campagne betteravière 2004-05 a été lancée dans des conditions climatiques et hydriques favorables au niveau de l’ensemble des périmètres betteraviers.

Cette conjoncture a favorisé une demande accrue des agriculteurs pour en cultiver. Ainsi, le programme d’emblavement à l’échelle nationale a été arrêté à 70.200 ha, marquant des hausses de 9% par rapport à celui de la campagne 2003-04 et 12% par rapport à la moyenne de la période 2000-04. Quant aux semis, ils ont porté sur une superficie de 71.000 ha, soit un taux de réalisation de 101% imputé principalement aux conditions climatiques favorables pour l’installation de la culture. Cette superficie a enregistré un dépassement de 18% aussi bien par rapport à la campagne précédente (60.320 ha)  que par rapport à la moyenne du quinquennat précédent (59.914 ha).

Les taux de réalisation des programmes d’emblavement au niveau régional ont atteint 99% aux Doukkala, 102% à la Moulouya, 101 au Gharb, 98% au Loukkos et 103% au niveau du Tadla.

La superficie récoltée est de l’ordre de 69.205 ha, soit une hausse de 17% par rapport à la campagne précédente (59.353 ha), et de 18% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (58.700 ha). Les pertes en superficie betteravière, estimées à 1.774 ha localisés au niveau du Gharb et du Loukkos, sont dues aux fortes pluies survenues au début de la campagne.

1.4.1.2. Production

Bien que le lancement de la campagne betteravière 2004-05 soit intervenu dans des conditions pluviométriques relativement convenables, la suite de la campagne a connu des conditions climatiques très défavorables. Elle a été marquée, notamment, par une sécheresse prolongée en milieu du cycle de la culture et une vague de froid exceptionnel en hiver, ce qui a affecté la production de la betterave, dans les périmètres du Loukkos et de la Moulouya.

La production totale de betterave à sucre réalisée au cours de la campagne 2004/05 s’élève à 3,285 millions de tonnes, soit une légère hausse de 3% par rapport à la campagne précédente (3,19 millions de tonnes) et une amélioration de 6% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (3,12 millions de tonnes).

Le rendement moyen national a atteint seulement 47,5 T/ha, accusant une dégradation de 12% par rapport au rendement moyen de la campagne précédente (53,7 T/ha), et de 11% par rapport au quinquennat 2000-2004 (53 T/ha). Au niveau régional, excepté le périmètre des Doukkala qui a connu une amélioration du rendement par rapport à 2003-04 (57 T/ha contre 55,6 T/ha), des chutes de rendements sont enregistrées au Gharb (41 T/ha contre 51,4 T/ha), au Loukkos (28 T/ha contre 52 T/ha) , au Tadla (48 T/ha contre 54 T/ha) et à la Moulouya (51 T/ha contre 55 T/ha). Quant au taux de polarisation, il s’est maintenu à l’échelle nationale pratiquement au même niveau que celui de la campagne précédente (17,2%) et à la moyenne de la période 2000-2004 (17,2%). Ce taux a connu un abaissement au niveau des périmètres du Tadla (16,7% contre 17,5%) et de la Moulouya (16,5% contre 16,7%), alors que les autres périmètres ont connu des améliorations de la richesse en sucre.

Encadré: MISE A NIVEAU DU SECTEUR SUCRIER

Dans le cadre de la mise à niveau du secteur sucrier deux actions ont été
entreprises:

1-La privatisation des sucreries publiques

Les sucreries publiques ont été privatisées en septembre 2005 à travers leur acquisition par un seul opérateur (groupe COSUMAR). Celui ci s’est engagé à réaliser un programme d’investissement de 1,6 milliard de dirhams pour la période 2006-2011, portant sur la mise à niveau de l’outil industriel et l’amélioration des performances agricoles, ce qui devrait se traduire par une augmentation des superficies cultivées de 25% et du revenu des agriculteurs de 40%. Dans ce sens, il est prévu la mise en place d’un plan de développement des cultures sucrières à moyen terme à l’échelle des régions concernées, dans le cadre d’un partenariat entre les différentes parties (COSUMAR, ORMVA, Associations de Producteurs).

2- Projet de création de l’interprofession sucrière

Un projet de création d’une structure interprofessionnelle sucrière est en cours de finalisation par l’ensemble des partenaires concernés. A cet effet, une commission composée de l’ensemble des intervenants (Départements de l’Agriculture et de l’Industrie, Union des producteurs, sucreries, AMSP,…) a établi des projets de textes régissant la création de deux structures: d’une part, une association interprofessionnelle dont la mission principale concerne la coordination et la concertation entre les partenaires et leur représentation auprès des pouvoirs publics et d’autre part, un institut technique interprofessionnel dont la mission portera sur la réalisation des programmes de recherche-développement sur les cultures sucrières au profit de l’interprofession.

1.4.2. Canne à sucre

1.4.2.1. Superficies

Pour la canne à sucre, la superficie totale récoltée au titre de la campagne 2004-05 est de l’ordre de 13.384 ha, marquant ainsi une baisse de 12,2% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (15.235 ha), tout en demeurant similaire à celle de la campagne précédente (13.400 ha).

1.4.2.2. Production

La production de canne à sucre pour la campagne 2004/05 a atteint 786.500 tonnes, soit des baisses respectives de 26% et 12% par rapport à la moyenne du quinquennat 2000-2004 (1.069.400 T) et à la campagne précédente (872.000 T).

Ces diminutions sont attribuées à la régression importante de la superficie récoltée et à la dégradation de la productivité.

1.4.3. Prix à la production des cultures sucrières
 
Depuis 1996, date de la libéralisation de la filière sucrière, les prix à la production de la betterave à sucre n’ont pas subi d’augmentation et sont restés fixés à 325 DH la tonne pour une polarisation moyenne de 16,5%. Cette stagnation du prix de la production de la betterave est à l’origine des réticences des agriculteurs, dans certains périmètres irrigués, à cultiver la betterave. Les prix de la canne à sucre avaient bénéficié, quant à eux,  d’une hausse de 20 DH par tonne à partir de la campagne de récolte 2003, pour se situer à 240 DH/T à un SRT moyen de 10,5%.

Toutefois, au niveau de certaines régions, à ces prix de base des cultures sucrières s’ajoutent des primes d’incitation à la production accordées aux agriculteurs (45 DH/T dans le Gharb et le Loukkos, 25 DH/T pour la betterave en bour à Beni Mellal, 40 DH/T dans la Moulouya et 40 DH/T pour la canne à sucre dans le Loukkos).

Pour améliorer l’attractivité de la culture betteravière auprès des agriculteurs, les usines sucrières ont mis en place des mesures incitatives, dans la majorité des périmètres, en faveur des producteurs  telles que les primes de semis précoce et d’arrachage anticipé.

1.4.4. Transformation

La production nationale de sucre pour la campagne 2004/05 est de l’ordre de 500.000 tonnes exprimées en raffiné régie, dont 78% à partir de la betterave à sucre. Elle a accusé une légère baisse de 4% par rapport à la production de la campagne précédente et une légère hausse de 2% par rapport à la moyenne du quinquennat 2000-2004 (492.000 T),. Ainsi, les besoins intérieurs de consommation, estimés à 1,020 million de tonnes, ont été couverts par la production nationale à hauteur de 50%.

1.5 Oléagineux

1.5.1. Olivier

Le secteur oléicole a été caractérisé au cours de la campagne 2004/05 par la poursuite des efforts menés par l’Etat pour l’extension de la sole qui lui est réservée et ce à travers les différents programmes menés aussi bien par le Ministère de l’Agriculture (programme de développement de l’arboriculture au niveau des PMVB, distribution gratuite des plants d’olivier en zones marginales,..) que par d’autres intervenants, en particulier l’Agence de Développement des Provinces du Nord, ou par les agriculteurs eux-mêmes avec ou sans prime à l’investissement. Ces efforts ont permis de porter la superficie oléicole durant cette campagne à 590.000 ha, enregistrant ainsi un rythme d’augmentation sensiblement identique à celui des cinq dernières années et qui se situe autour de 10 000 ha par an.

Ce rythme d’extension, relativement modeste par rapport aux ambitions affichées dans le cadre du Plan National Oléicole et aux potentialités réelles du pays en la matière, ont amené l’Etat à publier au cours de cette campagne un texte règlementaire permettant le retour au système d’aide sous forme de distribution de plants subventionnés à raison de 80 % dans le cadre de programmes arrêtés par le Département de l’Agriculture tout en maintenant la possibilité pour les agriculteurs qui le souhaitent de recourir à la prime à l’investissement. Cette nouvelle mesure est de nature à accélérer le rythme de plantation au cours des prochaines campagnes.

Le phénomène de l’alternance qui affecte l’olivier en général et la picholine marocaine en particulier, conjugué à l’impact négatif de l’allongement de la période de récolte de la production record de la campagne 2003/04 sur la mise à fruits des oliviers, ont affecté sérieusement le niveau de production de la campagne 2004/05 qui s’est situé autour de 500 000 T, accusant ainsi une baisse de 13 % par rapport à la production moyenne de la période 2000-2004.

Cette baisse de la production d’olives s’est répercutée sur celle des huiles d’olive qui a enregistré des réductions de 50 % et de 11 % respectivement par rapport à la campagne précédente et à la moyenne des cinq dernières campagnes.

La réduction de la production globale d’olives a affecté également le niveau de production d’olives de table qui s’est inscrit en baisse de 33 % et 11 % respectivement par rapport à la campagne 2003/04 et à la moyenne de la période 20002004.

Pour ce qui est des exportations d’olives de table, les réalisations au titre de l’année 2005 se sont situées autour de 59.000 T, soit des diminutions de 20 % et de 8 % respectivement par rapport à l’année 2004 (74 000 T) et à la moyenne de la période 2000-2004 (64.000 T).

Les exportations d’huile d’olive, relativement limitées au début de la décennie actuelle, connaissent une tendance à la hausse au cours des trois dernières années. Elles ont atteint 25.000T en 2004 et 31.000T en 2005 et la moyenne des exportations au cours de la période 2000-2004 s’est établie à 6.140T.

Quant aux importations d’huile d’olive, elles ont porté au cours de l’année 2005 sur 1 570 T soit des réductions de 9% et 73 % respectivement par rapport à 2004 (1 570 T) et à la moyenne de la période 2000-2004. Les importations record ont été enregistrées en 2003 avec 11.125T.
 
1.5.2. Tournesol

1.5.2.1. Superficie

L’insuffisance de la pluviométrie, s’est traduite par la non réalisation de la totalité des programmes prévisionnels d’emblavement du tournesol et une baisse de la productivité de la culture. Ainsi, les superficies globales mises en culture en 2004/05, n’ont guère dépassé 53000 ha environ, soit une baisse de 17 % et 19 % respectivement par rapport la campagne précédente et à la  moyenne de la période 2000-2004. Cette baisse a concerné les principales régions de production du tournesol.

1.5.2.2. Production

La production de tournesol collectée au titre de la campagne 2004/05 n’a pas excédé 18.200 tonnes, en baisse de 48% par rapport à  la campagne 2003/04 et de 41% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004.

La collecte de la production de tournesol s’est faite dans le cadre de la réforme de la filière oléagineuse en vigueur depuis le 1er novembre 2000. Le prix payé aux producteurs est de 400 DH par quintal.

1.5.2.3. Production d’huile

La production d’huiles issues des graines oléagineuses a été de l’ordre de 7.300 tonnes contre 14.000T en 2003/04. La production globale d’huile se situe donc autour de 57.300 T. Cette production s’inscrit en baisse de 50 % par rapport à la campagne 2003/04 (114.000 T) et de 18 % par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (70.000 T). Elle assure à peine 15 % des besoins globaux du pays en huiles alimentaires estimés à 380.000 T.

1.6 Cultures maraîchères

Les superficies globales réservées aux cultures maraîchères au titre de la campagne 2004/05 s’élèvent à 258.000 ha accusant ainsi une baisse de près de 7% par rapport à celles de la campagne précédente (277.000 ha) tout en demeurant légèrement supérieures de 2% par rapport à la moyenne de la période de 2000-2004 (252.000 ha).

La production maraîchère globale pour la même campagne est de l’ordre de 6,3 millions de tonnes contre 6,9 millions de tonnes la campagne précédente et 5,7 millions de tonnes pendant le quinquennat 2000 - 2004.

Elle concerne une grande diversité d’espèces. Toutefois, 54 % de la production globale sont constituées des trois espèces de grande consommation, à savoir la pomme de terre avec 1.478.000 T (24%), la tomate avec 1.205.000 (19 %) et l’oignon avec 716.000 T (11 %).

1.6.1 Cultures maraîchères de primeurs

1.6.1.1 Superficie

Les superficies occupées par les cultures maraîchères de primeurs au cours de la campagne 2004/2005 portent sur 28.500 ha en hausse de 4 % par rapport à la campagne précédente (27.500 ha) et de 14 % par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (24.900 ha).

La superficie globale occupée par la tomate s’élève à 6.100 ha soit une extension de 4% comparativement à la campagne précédente (5.900 ha). Cette extension n’a concerné que la tomate de plein champ (2.200 ha contre 1.650 ha en 2003/04). La tomate sous serre, par contre, a accusé une régression, notamment dans la région du Sous Massa où la superficie a été réduite d’environ 300 ha (3.920 ha contre 4.250 ha en 2003/04).

La superficie cultivée en pomme de terre de primeurs au cours de cette campagne continue sa tendance à la baisse:7.100 ha contre 7.500 ha en 2003-04 et 8000 ha en 2002-03. Cette décroissance est due à la réduction des superficies réservées aux plantations tardives issues de semences certifiées importées.

En revanche, les superficies réservées aux légumes et fruits divers ont poursuivi leur tendance à la hausse pour atteindre 15.300 ha au cours de cette campagne enregistrant ainsi, des augmentations respectives de 8% et 41% par rapport à la campagne précédente (14.100 ha) et à la moyenne de la période 2000-2004 (10.800 ha). Cette extension des superficies a concerné la plupart des espèces et particulièrement l’haricot vert, le fraisier, le melon et le poivron.

1.6.1.2 Production

La production globale des primeurs au cours de la campagne 2004-05 a atteint 1.297.000 tonnes, soit une baisse de 4% par rapport à la campagne précédente et une hausse de 16 % par rapport à la moyenne de la période 2000-2004.

La tomate continue à occuper la première place dans la production globale des primeurs. Toutefois, sa production, évaluée au cours de la campagne 2004/05 à 627.000 tonnes (dont 95% issues de tomate sous serre) s’inscrit en baisse de 5% par rapport à celle de la campagne précédente tout en demeurant supérieure de 14% par rapport à la production moyenne du quinquennat 2000-2004. La baisse de la production par rapport à celle de la campagne précédente est due principalement à la diminution de la superficie conduite sous serre notamment dans le Sous Massa, principale région de production de tomate sous serre, conjuguée aux dégâts de froid ayant sévi vers fin janvier.

En ce qui concerne la pomme de terre, la production maintient sa tendance à la baisse avec un recul de 16% par rapport à la campagne précédente et à la moyenne du quinquennat 2000-20004. Les rendements moyens ont également connu une baisse passant ainsi de 20,6 T/ha la campagne précédente à 18,3 T/ha au cours de cette campagne et ce en raison des dégâts de gel qu’a connu la campagne au cours de la phase de maturité et de récolte notamment dans les zones de Témara-SKhirat et Casablanca-El Jadida.

La production des légumes et fruits divers, s’est maintenue au cours de la campagne 2004/05, avec presque le même niveau réalisé au cours de la campagne dernière, elle s’inscrit en hausse de 34% par rapport à la moyenne du quinquennat 2000-2004. Les principales espèces sont le fraisier, le melon et la pastèque pour les fruits et le haricot vert, le poivron, la courgette et le concombre pour les légumes.

Ces espèces continuent de représenter plus de 80% de la production des légumes et fruits divers.

1.6.1.3 Exportations

Les exportations de primeurs de la campagne 2004-05 ont atteint un volume de 538.000 tonnes. Elles ont connu globalement une nette amélioration  avec des hausses de 10% et 35% respectivement par rapport à celles de la campagne précédente (491.000T) et à la moyenne du quinquennat 2000-2004 (397.000 T).

Ce progrès, qui constitue un nouveau record dépassant celui enregistré la campagne dernière (491.000 T), a concerné la tomate, les légumes et les fruits divers.

a) Les exportations de tomate

Durant la campagne 2004-05, le volume global exporté en tomate  s’est inscrit en hausse de 7% par rapport à la campagne précédente favorisée par l’extension du contingent prévu dans le cadre de l’Accord d’Association entre le Maroc et l’Union Européenne (UE) suite à l’élargissement de la Communauté. Le contingent est passé à 213.000 tonnes au cours de cette campagne contre 190.000 tonnes en 2003/04. Les exportations sont désormais issues presque exclusivement des cultures sous serres et proviennent à raison de 97% de la région du Souss Massa. Par destination, les pays de l’Union Européenne demeurent le principal débouché avec 91% des exportations de tomates marocaines. Les réalisations sur l’UE montrent que le contingent préférentiel a été utilisé en quasi-totalité. Les principales destinations hors UE sont représentées principalement par la Suisse et la Russie qui ont absorbé respectivement 11.500 T et 8.600 T.
 
b) Les exportations de pomme de terre

Les exportations de pomme de terre ont accusé des reculs de 11% et 7% respectivement par rapport à la campagne précédente et à la moyenne  des réalisations du quinquennat 2000-2004. Ces exportations sont destinées, principalement, à l’Union Européenne (UE) à raison de 97% du tonnage globale (44 900 T). Au sein de l’UE, la France reste le principal marché avec 67 % des exportations, suivi de très loin par les Pays Bas (14%), la Belgique (6%) et l’Espagne (5%). Sur le plan variétal, la Nicola représente la principale variété avec 93% des exportations globales de pomme de terre, les 7% restants sont représentés par d’autres variétés notamment Inova, Isabel et Lady Christal.

c) Les exportations de légumes et fruits divers

Les exportations de légumes et fruits divers ont confirmé leur tendance à la hausse enregistrée depuis le début des années 90 passant d’une moyenne de 145.000 T durant la période 2000-2004 à 219 000 T en 2003/04 pour atteindre 256.000 T au cours de la campagne 2004-05, soit des hausses respectives de 76% et 16%, traduisant, ainsi, le potentiel et les atouts dont dispose le Maroc pour diversifier ses produits à l’exportation. L’haricot vert est  devenu le deuxième légume exporté après la tomate. Ses exportations ont continué leur tendance à la hausse pour atteindre au cours de la campagne 2004-05 environ 83.000 T soit une hausse de 8% par rapport à la campagne dernière (77.000T). Les autres principaux légumes et fruits divers exportés sont la courgette (31 000T) le melon (44 000T), la fraise (27 000T) et le poivron-piment (37.000T).

1.6.2 Cultures maraîchères de saison

1.6.2.1 Superficie

Les cultures maraîchères de saison au cours de la campagne 2004/05 ont occupé une superficie de 222.000 ha, marquant une diminution de 9% par rapport à la campagne précédente (242.000 ha).

Cette superficie reste, cependant, légèrement supérieure à la moyenne de la période 2000-2004 (220.000 ha). Elle représente une large diversité d’espèces dominée par la pomme de terre, les melons-pastéques, les légumineuses en vert, les carottes navets, l’oignon et la tomate qui occupent plus de 80% de la superficie globale.

1.6.2.2 Production

Avec une  production de l’ordre de 4,7 millions de tonnes pour la campagne 2004-2005, les cultures maraîchères de saison ont accusé une diminution  de prés de 13% par rapport à la campagne précédente. Toutefois ce niveau de  production est resté en hausse de 7% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004.

Les températures exceptionnellement basses et la vague de gelée ayant sévi vers la fin de janvier 2005 ont sérieusement touché les cultures d’hiver, notamment les légumineuses en vert (petit pois, haricot vert et fève). Les dégâts ont concerné la chute des fleurs et le noircissement des gousses. De même, l’absence des pluies durant Mars –Avril, qui  coïncide avec la période de mise en place des cultures de printemps, a eu un impact négatif sur la superficie emblavée, notamment celles conduites dans les zones bour (oignon, cucurbitacées).

1.6.3 Cultures maraîchères destinées à la transformation
 
La superficie consacrée en 2004-05 aux cultures maraîchères destinées à l’agro-industrie à été de 8.000 ha, soit pratiquement le même niveau que celle de la campagne dernière (8300 ha).

La production totale de ces cultures a atteint 310.000 tonnes soit des hausses respectives de 19% et 37% par rapport à la campagne 2003-04 (261.000 T) et la période 2000-2004 (226.000T). La tomate continue de représenter prés de 60% de la superficie et 95% de la production. La généralisation des variétés hybrides plus performantes a contribué à l’augmentation de la production. En ce qui concerne les autres espèces maraîchères destinées à l’agro-industrie, elles sont dominées principalement par la Niora et le Cornichon.

Par ailleurs une partie non négligeable de la production d’autres espèces incluses parmi les cultures de saison (haricot vert, artichaut, petit pois, asperge..) est également orientée vers l’agro-industrie.

1.7 Arboriculture Fruitière

1.7.1 Agrumes

1.7.1.1 Superficie

Avec 78.200 ha en 2004-05 la superficie des plantations d’agrumes a légèrement augmenté par rapport à la campagne précédente (77.400 ha). Cependant la répartition régionale des plantations reste pratiquement la même avec 98% localisées au niveau des régions du Souss Massa, Gharb, Moulouya, Tadla et Haouz. Les 2% restant de la superficie, sont situés dans d’autres régions moins connues pour leur agrumiculture notamment Taounate, et Khémisset.

Le profil variétal est constitué de plusieurs variétés. Toutefois, 83% du verger national sont représentés par la Maroc-Late, la Clémentine et la Navel.

1.7.1.2. Production

Par rapport à la campagne dernière, la production agrumicole réalisée au cours de la campagne 2004-2005 s’est accrue de 16 % avec un tonnage de 1.320.000 tonnes. Ce volume est aussi en hausse d’environ 12% par rapport à la production annuelle moyenne du quinquennat 2000-2004 (1.179.000 T).

L’amélioration par rapport à la campagne précédente est évaluée à 13,6% pour les petits fruits et 17,5% pour les oranges. Par variété, elle est de l’ordre de 10% en ce qui concerne la Clémentine, 55% pour la Nour ,17% pour la Maroc-Late, 13% pour la Navel et 32% pour les demi-saisons (Sanguines et Salustiana).

Au niveau régional, les hausses enregistrées ont concerné les régions du Gharb avec 22%, au Souss Massa avec 18%, le Haouz avec 2% et le Tadla avec 2%. La région de la Moulouya a enregistré une légère baisse de 3%.

1.7.1.3 Exportations

En matière d’exportations, les réalisations enregistrées au titre de la campagne 2004-2005, s’élèvent à près de 490.000 tonnes, enregistrant ainsi des hausses de 12% et 5% respectivement par rapport à la campagne précédente (438.000 T) et par rapport à la moyenne du quinquennat 2000-2004 (468.000 T).

a) Exportations par variété
 
Comparativement à la campagne précédente, les exportations de l’ensemble des variétés à petits fruits ont enregistré une hausse de 27% (253.000 T en 2004/05, contre 199.000 T en 2003/04). Cette hausse est imputée essentiellement aux variétés Nour (72%) et Clémentine (19%).

Pour ce qui est des exportations des oranges elles sont restées globalement au même niveau que celui de la campagne précédente (237.000 T). Toutefois, la ventilation des exportations par variété montre une hausse des exportations des demi-saison et de la Navel par contre une baisse d’environ 24% au niveau des exportations de la Maroc-late. Cette baisse étant imputée aux effets de la vague de froid (gel) enregistrée au cours de janvier et qui a touché particulièrement la production pendante de la Maroc-Late.

b) Exportations par destination

L’Union Européenne (UE) reste la principale destination  des exportations d’agrumes marocaines. En 2004-05 l’UE a absorbé prés de 54% du tonnage global exporté, contre 58% lors de la campagne précédente. Les principaux pays destinataires au sein de l’UE sont la Hollande avec 32%, la Belgique avec 20% et la Grande Bretagne avec 19%. La part de la France a connu une forte régression par rapport à la campagne précédente aussi bien en quantité (29.000T contre 53.600 T en 2003/04) qu’en pourcentage (11% des exportations sur l’UE en 2004/05 contre 21% en 2003/04).

En dehors de l’Union Européenne, les deux principales destinations sont la Russie qui demeure le premier importateur d’agrumes marocaines avec 186.000 T, soit 38% du total; et le Canada avec 31.000 T, soit 6%.

1.7.2 Viticulture

1.7.2.1 Superficie

La superficie occupée par la culture de la vigne au niveau national est en augmentation passant de 49.700 ha en 2003-04 à 50.200 ha en 2004-05. Cette progression est attribuée essentiellement à la vigne de table dont la surface a augmenté de 38.900 ha en 2003-04 à 39.400 ha en 2004-05. La superficie consacrée à la vigne de cuve est demeurée la même soit 10.800 ha.

Les principales régions de production de la vigne de table sont les Doukkala, le Haouz, Benslimane, Essaouira, Khémisset et la Moulouya. Elles détiennent ensemble près de 70% de la superficie totale.

Les principales variétés de table sont Doukkali, Muscat d’Italie, Valency, Abbou et Muscat d’Alexandrie. Ells occupent environ 74% de la superficie totale. Concernant la vigne de cuve, l’essentiel de la superficie est concentré dans les régions d’EL Hajeb, Khémisset, Meknés, Gharb, Benslimane et Moulouya qui occupent, à elles seules,  95% de la superficie totale. Les principales variétés sont:

Cinsault, Carignan, Alicante Bouchet et Grenache. Ces variétés représentent ensemble prés de 72% de la superficie totale du vignoble de cuve. Les cépages les plus utilisés restent le Cabernet, le Syrah, le Merlot rouge et le Mourvèdre.

1.7.2.2 Production

La production de raisins réalisée au titre de la campagne 2004/2005 est évaluée à prés de 334.000 T dont 231.000 T de raisins de table et 103.000 T de raisins de cuve. Ce niveau de production a enregistré une hausse de 19% par rapport à la campagne précédente (280.000T) et de 15% par rapport à la moyenne du quinquennat 2000-2004 (291.000T).

Par sous secteur et comparativement à la campagne précédente, la production du vignoble de table a enregistré une hausse d’environ 22% et celle du vignoble de cuve a augmenté d’environ 14%. Cette hausse est liée essentiellement à l’entrée en production des jeunes plantations et aussi à l’amélioration des techniques de production.

Ainsi, les rendements moyens réalisés ont atteint 5,9 T/ha pour la vigne de table et 9,5T/ha pour la vigne de cuve.

La production de vins réalisée au titre de la campagne 2004/2005 est évaluée à prés de 375.000 hl. Ce niveau de production, a connu une hausse de l’ordre de 15% par rapport à la campagne précédente (326.000hl) et d’environ 17% par rapport à la moyenne du quinquennat 2000-2004(320 000 hl).

1.7.2.3 Echanges extérieurs

Le commerce extérieur des produits viticoles porte:

• à l’exportation sur les vins et les raisins de table frais

• et à l’importation sur les vins, les raisins frais, les raisins secs et les plants de vigne.

Pour ce qui est des vins, les exportations réalisées au titre de l’année 2005 s’élèvent à 63.000 hl, soit des baisses de 17% par rapport à l’année 2004 (76.000 hI) et d’environ 22% par rapport à la moyenne du quinquennat 2000-2004 (81.000 hI).

Le volume de vins importé connaît par contre un accroissement rapide. En effet, les importations réalisées en 2005 ont atteint 62.000 hI, enregistrant ainsi des hausses de 55% et de 77% respectivement par rapport à celles de l’année précédente (40.000 hl) et aux réalisations du quinquennat 2000-2004 (35.000 hI).

En ce qui concerne les exportations de raisins de table, elles ont connu au cours des dernières années une amélioration notable suite aux efforts d’investissement dans des exploitations de variétés précoces dont une grande partie est couverte. Ainsi, les quantités exportées au cours de la campagne 2004/05 (6.000 T) sont en hausse de 11% par rapport à la campagne dernière et de 125% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (2.670 T).

Les importations de raisins frais ne concernent, quant à elles, que des quantités relativement limitées.

Elles ont été de 500 T en 2005 contre 450 T en 2004 et 283 T comme moyenne du quinquennat 2000-2004.

Quant aux importations de raisins secs, elles ont atteint 6.500T en 2005 enregistrant ainsi une hausse de 3% par rapport aux réalisations de l’année précédente (6.320 T) et de 35% par rapport à la moyenne du quinquennat 200-2004 (4.820 T).

Les importations de plants de vigne réalisées au titre de l’année 2005 sont de l’ordre de 200 T contre 177 T l’année précédente, soit une hausse de 13%. Ce niveau d’importation enregistre une hausse de 54% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (130T) témoignant ainsi de l’effort d’investissement dans le secteur.

1.7.3 Rosacées fruitières

1.7.3.1 Superficie

La superficie occupée par les rosacées fruitières, au titre de la campagne 2004/05, s’étend sur près de 202.000 ha dont 84% de rosacées à noyaux et 16% de rosacées à pépins. Le secteur des rosacées fruitières est caractérisé par une gamme d’espèces assez diversifiée dans laquelle l’amandier s’accapare, toutefois, prés de 70% de la superficie. L’amanderaie nationale reste localisée dans les zones bour et sur des sols pauvres principalement au niveau des zones de montagne des régions rifaines et pré rifaines, des massifs de l’Anti Atlas ainsi que dans les régions Sud du pays.

Mis à part l’amandier dont la superficie connaît une certaine tendance à l’extension (+7000 ha par rapport à 2003/04) due en grande partie au programme de distribution de plants subventionnés à 80 %, et dans une moindre mesure le prunier, la superficie des autres espèces connaît une stagnation relative voire même une régression pour le pommier. Les raisons de cette régression  sont liées au dépérissement occasionné par des déficits hydriques répétitifs conjugués aux arrachages des vieilles plantations qui n’ont été que partiellement renouvelées.

1.7.3.2 Production

La production des rosacées fruitières au titre de la campagne 2004/05 est évaluée à environ 631.000 T enregistrant ainsi une baisse de 8% par rapport à la campagne précédente tout en restant supérieure de 4% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004.

La baisse de la production par rapport à la campagne 2003/04 a touché presque exclusivement les rosacées à pépins et en particulier les pommes (-22%) et les coings (-24%).
 
La qualité de la production des rosacées fruitières, a été, au cours de cette campagne, généralement bonne pour toutes les espèces. Les rendements moyens enregistrés au titre de cette campagne oscillent entre 11,5 T/ha pour les rosacées à pépins et 8,6 T/ha pour les rosacées à noyaux (non compris l’amandier).

La localisation de l’amandier, conjuguée au manque de soins apportés à la culture, est à l’origine des faibles performances enregistrées au niveau du secteur traditionnel qui représente plus de 80% de la superficie totale, avec des rendements en amandes non décortiquées allant de 1 à 4 quintaux à l’hectare. Les rendements moyens en amandes décortiquées sont de l’ordre de 1,2 qx/ha.

1.7.3.3 Commercialisation

La production des rosacées fruitières est destinée principalement à l’approvisionnement du marché local en fruits frais, secs et transformés. Les échanges extérieurs du Maroc en ces fruits à l’état frais restent jusqu’à présent relativement limités par rapport à la production nationale.

Les importations des rosacées portent essentiellement sur les pommes et les poires à l’état frais et se situent en moyenne autour de 7 000 T/an. Quant aux exportations, elles concernent principalement les pêches et les coings à l’état frais (3 à 4 000T/an) et les abricots transformés qui stagnent autour de 17 000 T/an.

1.7.4 Palmier Dattier

La palmeraie marocaine compte environ 4,8 millions de palmiers dattiers dont près de 45% sont productifs et s’étale sur une superficie de l’ordre de 48.000 ha. Ce patrimoine est réparti sur plus de 90 palmeraies, principalement localisées au niveau du Draâ (1,9 Millions sur 12 Palmeraies), du Ziz (1,367 Millions formant 26 Palmeraies) et de Tata (0,88 Millions dispersés sur 11 Palmeraies). Celles-ci représentent à elles seules près de 90% de l’effectif total.

La composition variétale du patrimoine phoenicicole est caractérisée par l’existence d’une multitude de variétés dont une forte proportion est constituée pour près de 50% de Khalts (variétés non identifiées). Parmi les variétés les plus intéressantes commercialement il y a: Mejhoul, Boufeggous, Bouskri et Jihel.

La production nationale de dattes au titre de la campagne 2004/05 est évaluée à près de 64 000 tonnes, dénotant une baisse de près de 8 % par rapport à la campagne précédente (69 200 T) et une amélioration d’environ 22% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004 (52 600T). Ce résultat découle principalement de la fructification satisfaisante au niveau des principales régions de production, à l’exception de Zagora, conjuguée à l’amélioration de la qualité dattière notamment le calibre des fruits.

En effet, la répartition de la production de dattes par qualité montre que les dattes de qualité bonne à supérieure représentent environ 33% du tonnage produit, alors que les dattes de qualités intermédiaire et médiocre portent respectivement sur 38% et 29%.

Pour ce qui est de la commercialisation, l’essentiel de la production de dattes de qualités bonne et supérieure est généralement vendu sur pied aux négociants basés à Casablanca, Marrakech, Fès et Meknès où la production est stockée puis distribué sur l’ensemble du marché national au fur et à mesure, en fonction de l’évolution de l’offre et de la demande. Ces derniers procèdent aussi à l’importation de dattes et détiennent par conséquent le contrôle de l’approvisionnement du marché local en cette denrée.

Les importations de dattes ont connu un accroissement important depuis le début de la décennie actuelle et ce en raison de la faiblesse des récoltes d’une part et de la prédominance des variétés à qualité intermédiaires à médiocre importées à des prix dérisoires (1,5 à 5 DH/Kg). Ces importations ont atteint 37 500Ten 2005 enregistrant, ainsi, des augmentations de 23 % et 74% respectivement par rapport à 2004 (30 400 T) et à la moyenne de la période 2000-2004 (21 500 T).

1.7.5 Figuier

La superficie totale du figuier, au titre de la campagne 2004-05, est de l’ordre de 44.000 ha portant essentiellement sur des plantations traditionnelles localisées dans les massifs montagneux rifains et pré rifains (Taounate, Ouezzane, Taza et Al Hoceima) et les plateaux de Saiss (Fès et Sefrou).

Cette culture n’a pas enregistré une évolution remarquable sur le plan des extensions des superficies qui restent stables selon les statistiques des dix dernières années. Cette situation résulte de l’indisponibilité de plants de variétés de figues fraîches, sèches ou destinées à la transformation.

Les principales variétés cultivées au niveau national peuvent être classées selon le rendement en trois catégories:

• Les variétés productives notamment El mssari, El ghouddan, El hamri, El baghiet, El harchi qui sont des variétés bifères. Les rendements varient entre 45 et 50 Kg/arbre.

• Les variétés à production moyenne telles que El aâssal et Ounk hmam. Elles sont bifères. Le rendement varie entre 30 et 40 Kg/arbre.

• Les variétés à production faible telles que El ferzaoui, Hafer lebghal, Kharraza et Kohila qui sont unifères et produisent moins de 30 Kg/arbre.

La production de figues fraîches au cours de la campagne 2004-05 se situe autour de 83 000 T. Quant à la production de figues sèches, elle est évaluée à près de 15.000 T et se caractérise par la prédominance des qualités moyenne à médiocre en raison de la faible aptitude des variétés existantes au séchage et de la non maîtrise des techniques de séchage par les producteurs. Le Maroc importe entre 100 et 150 tonnes de figues sèches par an.

1.7.6 Grenadier

La superficie de la culture du grenadier est estimée à 4.620 ha dont plus de 60% est concentrée au niveau des grands sites jalonnant les cours d’eau localisés principalement au niveau des régions de Tadla - Beni Mellal, Haouz, Chichaoua, Settat et Nador.

Le profil variétal est composé de deux groupes:

• les grenades de couleur rouges et jaunes: Sefri, Kharazi et Laaroussi

• les grenades acides à pépins durs qui sont destinées à la transformation

La période de production se situe entre les mois d’octobre et novembre. La qualité des fruits est tributaire des variétés et des conditions du milieu notamment au niveau des zones à forte humidité où il y a risque de maladie causant la pourriture du fruit (la plus fréquente, chez cette espèce, est le noircissement de l’intérieur du fruit).

La production en grenade, au titre de la campagne 2004-05, est estimée à près de 58.000 T soit un rendement moyen de l’ordre de 13 T/ha. Ces rendements sont variables d’une localité à l’autre et dépendent des ressources hydriques mobilisées au profit de cette culture.

1.7.7. Bananier

La superficie réservée à la culture du bananier sous serre au titre de la campagne 2004-05 est de l’ordre de 5.320 ha, enregistrant une légère extension de 2,3 % par rapport à la campagne précédente et de 10,4% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004. Cet accroissement a concerné les principales régions de production de bananes: Souss Massa (+5%) et Gharb (+3%).

La production de banane a atteint 190.000 T soit le même niveau que celui de la campagne 2003-04 et une hausse de11% par rapport à la moyenne de la période de 2000-2004. La stagnation de la production est liée aux conditions climatiques défavorables ayant sévi pendant cette campagne, notamment la vague de froid et la gelée pendant les mois de décembre et janvier ayant eu des répercussions négatives sur les rendements et sur la qualité des fruits essentiellement au niveau du Gharb et de Rabat-Salé.

La campagne 2004-05 a été caractérisée par la fin de l’application des dispositions prises dans le cadre des mesures de sauvegarde du secteur bananier, notamment l’application d’un droit additionnel de 120% à partir de janvier 2004 sur les importations de bananes au-delà d’un contingent de 7.000T/an. En effet, à partir du 1er janvier 2005, les importations de bananes ne sont assujetties qu’aux droits et taxes ordinaires appliquées aux autres fruits (droits de douane et TVA) et qui totalisent 81% environ. Les importations globales de bananes effectivement réalisées au cours de l’année 2005 s’élèvent à 4.930 T contre 1.140 T en 2004.

Par ailleurs, les prix de vente de la banane au niveau du marché intérieur n’ont pas connu de variation notable à part une légère augmentation à partir du mois d’avril 2005. Les prix de gros moyens ont oscillé entre 6,30 et 7,80 DH/Kg alors que les prix au détail ont varié entre 7,00 et 10,00 DH/Kg.

1.7.8. Floriculture

La superficie réservée aux cultures florales au titre de la campagne 2004-05 a atteint 181 ha, enregistrant une progression de 16% par rapport à la campagne précédente (156 ha) et de 6% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004.

Les superficies sous abri serres ont atteint 132 ha, soit une augmentation de 13% par rapport à 2003-04 et une légère régression de 1,5% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004. Ces superficies sont constituées à 92% par les roses (64%) et les œillets (28%). Les cultures florales en plein champ ont atteint 49 ha, accusant une hausse de 29% par rapport à 2003-04 (38 ha) et de 32% par rapport à la moyenne de la période 2000-2004. Le strelitzia et la rose sont les deux principales espèces florales conduites en plein champ (65%).

La progression des superficies florales a concerné particulièrement les régions du Sous Massa (60%) pour les fleurs sous serre et Rabat-Salé pour les fleurs en plein champs (56%).

La production totale de fleurs coupées, représentée principalement par les roses et les œillets, a atteint 83 millions de tiges environ soit l’équivalent de 2.750 T. Elle représente  une légère hausse de 2,4% par rapport à 2003-04 (81 millions de tiges) mais demeure inférieure de 13 % par rapport à la production moyenne de la période 2000-2004 qui est de l’ordre de 96 Millions de tiges (3.050 T).

Les exportations de fleurs coupées au cours de l’année 2005 s’élèvent à 890 tonnes, soit un accroissement de 96% par rapport aux réalisations de l’année 2004 (454 tonnes). Cette nette amélioration peut constituer un prélude au redressement de la tendance baissière enregistrée depuis plus d’une dizaine d’années. En effet, les exportations de fleurs coupées représentaient prés de 2400 tonnes en 1998 alors que la moyenne de la période 2000-2004 est de 1840 tonnes.

 

 
 

 

 



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    rrLe contexte international rrEvolution de la production animale
    rrLe contexte national rrContribution de l’agriculture à l’économie
    rrMesures de politiques agricoles rrDossier: Le foncier agricole


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