Vulgarisation

 


Situation de l'Agriculture Marocaine en 2005
 


sam2005
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III– MESURES DE POLITIQUES AGRICOLE ET DE DEVELOPPEMENT RURAL

III-1 POLITIQUE COMMERCIALE

1-1 les mesures relatives à la protection à la frontière

Les nouvelles réformes entreprises au cours de l’année 2005  en matière de protection à la frontière ont concerné:

• Le changement de la tarification à la frontière pour le blé dur, en adoptant une tarification différenciée pendant et en dehors de la période de récolte. Le taux de base est ainsi, de 170% durant la période allant du 1er juin au 31 juillet et de 95% du 1er Août au 31 juin au lieu d’un taux de base de 75% durant toute l’année.

• Le changement du système de protection des oléagineux en passant d’un système dégressif à celui à taux ad valorem.

• L’exonération des droits à l’importation de certains intrants d’élevage en juillet 2005 en vertu du décret portant modification des quotités des droits d’importation applicables à certains produits (manioc, sorgho, avoine et drêches de brasserie).

1.2 Les mesures relatives aux subventions

• Les principales réformes et mesures réalisées en 2004 et 2005, dans le cadre du Fonds de Développement Agricole  ont porté sur:

• Les taux de subvention concernant l’acquisition des tracteurs par les agriculteurs, qui sont passés à 40% du prix d’acquisition, avec un plafond par tracteur de 70.000 DH pour les groupements et 40.000 DH pour les individus et ce, à compter du premier novembre 2004.

• La subvention pour la création de vergers (80% du prix du plant) est étendue aux espèces fruitières suivantes: figuier, caroubier, noyer, grenadier, cerisier et néflier.

• La prime à l’investissement agricole a été reconduite pour une période de cinq années à compter du 8 juillet 2004.

III-2 AIDES DIRECTES

Le montant des aides de l’Etat (subvention et primes) accordées aux agriculteurs, durant l’année 2005, dans le cadre du Fonds de Développement Agricole (FDA), s’est élevé à 426,2 MDH  contre 311,78 MDH en 2004, soit une augmentation de plus de 26%. Elle est surtout due à l’augmentation des subventions de prés de 33%. Le détail des réalisations par type d’action et leurs comparaisons par rapport à l’année précédente est récapitulé dans le tableau ci-après, dont l’examen permet de relever que:

• Les subventions octroyées pour l’analyse de laboratoire et pour l’utilisation des semences sélectionnées des céréales ont connu en 2005 une hausse respective de 94% et 53,8% par rapport à l’année 2004,

• Les primes octroyées aux unités de conservation par le froid des produits agricoles ont marqué une hausse de plus de 60% entre 2004 et 2005, cependant celles accordées aux unités de triturations des olives et à l’arboriculture fruitière ont connu respectivement une diminution de 100% et 26%.

Par ailleurs, le FDA a contribué au financement:

• De la dette de certains ORMVA au titre des prêts directs contractés dans le cadre du financement des projets d’extension des grands périmètres d’irrigation pour un montant de subventions versés de 147 MDH,

• De l’assurance agricole dans le cadre du programme de garantie de la production céréalière contre les effets de la sécheresse pour un montant de 135,8 MDH,

• Des opérations de sauvegarde et de protection du cheptel qui ont bénéficié d’une subvention de 174,8MDH,

III-3 - GESTION DES RESSOURCES NATURELLES  ET AMENAGEMENT DE L’ESPACE AGRICOLE

III-3-1 GESTION DES RESSOURCES EN EAU D’IRRIGATION

3-1-1 Réserves d’eau dans les barrages au début de la campagne

Au démarrage  de la campagne agricole 2004-2005 (1er septembre 2004), le volume d’eau disponible dans les barrages à usage agricole était de 8,14 milliards de m3, correspondant à un taux de remplissage de 61,5%, contre 51% au début de la campagne 2003-2004. Ces réserves d’eau étaient inégalement réparties entre les différents bassins hydrauliques. Les bassins du Sebou et du Loukkos emmagasinaient à eux seuls 4,6 milliards de m3, soit 57% de la réserve en eau globale, avec un taux de remplissage de 78%.

3-1-2 Apports d’eau au niveau des barrages durant la campagne

Globalement les apports d’eau enregistrés au niveau de l’ensemble des barrages à usage agricole, durant la campagne agricole 2004-2005, ont atteint 3,54 milliards de m3. Ces apports sont déficitaires de 68% par rapport aux apports d’eau moyens estimés à 10,9 milliards de m3 et de 64% par rapport aux apports enregistrés durant la précédente campagne agricole qui étaient de 9,85 milliards de m3. Tous les barrages ont connu des déficits importants: supérieurs à 70% pour les barrages El makazine, Al wahda, El Kansra, Idriss 1er, Mohamed V- Hassan II, Al khattabi, Hassan Addakhil, Mansour Eddahbi.; entre  70 et 47% pour les autres barrages.

En volume, ces apports d’eau, étaient inégalement répartis entre les différents bassins hydrauliques. Le bassin de l’Oum Er Rabia  a bénéficié, à lui seul, de 1,6 milliards de m3, soit 45% des apports d’eau globaux enregistrés au niveau des barrages à  usage agricole durant la campagne 2004-2005.

3-1-3 Fourniture d’eau d’irrigation

Les dotations d’eau d’irrigation, allouées aux grands périmètres dominés par les barrages, durant la campagne agricole 2004-2005, étaient de 3,45 milliards de m3, correspondant à 68% de la dotation normale. Cette allocation est en hausse de deux points par rapport à celle de la campagne précédente (66%).

Au terme de la campagne agricole 2004-05, 3,37 milliards de m3 ont été effectivement consommés, soit  98% de la dotation globale allouée et un taux de satisfaction effectif de 67% par rapport à la dotation normale. La majorité des périmètres ont consommé les 100% de leurs allocations en raison des conditions pluviométriques défavorables généralisées.

3-1-4 Programme de cultures réalisé

La superficie globale cultivée a atteint 537.848 hectares, du même niveau que celle de la campagne précédente (537.935 ha). Les superficies programmées par culture ont été respectées dans l’ensemble et n’ont pas dépassé les prévisions, à l’exception des cultures maraîchères dont le taux de réalisation, par rapport aux prévisions, a été de 136%. Le taux de réalisation des céréales a été de 97% en raison des conditions pluviométriques défavorables, contrairement à la campagne précédente où les céréales avaient atteint un taux d’emblavement de 133% par rapport aux prévisions, encouragées par les pluies abondantes notamment dans les périmètres du nord.

III-3-2 L’ECONOMIE DE L’EAU EN IRRIGATION

Les actions en matière d’économie d’eau en irrigation, faisant partie d’un vaste programme  mis en place depuis 2002 par le Département de l’Agriculture et du Développement Rural, se sont poursuivies  durant l’année 2005. Les deux domaines d’intervention concernent, d’une part, l’incitation par l’octroi de subventions et de primes à l’investissement aux agriculteurs, pour la réalisation de projets d’irrigation localisée et d’irrigation de complément et, d’autre part, à travers le renforcement de la Recherche Développement. 

3-2-1 Les incitations

Depuis la mise en œuvre du nouveau dispositif d’incitation portant sur le relèvement des taux de subvention pour atteindre 30 à 40% du coût global des projets réalisés par les agriculteurs, les superficies aménagées jusqu’à fin 2005, ont atteint près de 40.700 ha en techniques d’irrigation économes en eau. La superficie cumulée équipée par ces techniques s’élève à prés de 170.800 ha.

Globalement, depuis le démarrage du programme en 2002 jusqu’à fin 2005, l’aide de l’Etat aux agriculteurs sous forme de subventions débloquées,  s’élève à 380 millions de Dirhams.

3-2-2 La recherche-développement

Les actions menées en matière de recherche-développement conduites dans le cadre du Projet de Gestion des Ressources en Eau (PGRE) ont pour objectifs de compléter le programme d’économie d’eau  par le renforcement de l’arsenal de normalisation du matériel d’irrigation et par l’appui à la diffusion des bonnes pratiques en matière de préservation et d’amélioration de l’utilisation de l’eau d’irrigation par les agriculteurs. Les actions de recherche/développement réalisées durant l’année 2005, ont porté sur deux composantes:

a) La diffusion des techniques d’irrigation à travers:

• L’achèvement des travaux concernant les essais de démonstration chez les agriculteurs en matière de reconversion à l’irrigation localisée sur une superficie de 900 ha dans les ORMVA du Tadla, des Doukkala et du Souss Massa;

• L’achèvement d’opérations pilotes de démonstration sur la réduction des pertes d’eau au niveau du matériel mobile d’irrigation dans les périmètres irrigués par aspersion. Il s’agit du remplacement des conduites mobiles en Aluminium sur une superficie de 800 ha, par des conduites en PVC enterrées, au profit des agriculteurs des ORMVA des Doukkala et du Souss-Massa;

• La réalisation d’essais de démonstration, chez les agriculteurs, sur environ 500 ha, dans les ORMVA du Tadla et des Doukkala. Ces essais ont porté sur la vulgarisation de la pratique du nivellement et du surfaçage, le revêtement des arroseurs en plastique et l’usage des siphons tubulaires;

• Les sessions de formation et des voyages d’études sur les techniques d’irrigation économes en eau ont été organisées au profit de près de 400 agriculteurs et de 60 cadres et techniciens des ORMV A et de la DDGI.

b) La normalisation des performances du matériel d’irrigation à travers:

• Le renforcement des moyens en matériel des laboratoires des ORMVA et du Service des Expérimentations et de la Normalisation en matière d’analyse des eaux et des sols et de contrôle des performances techniques des matériels d’irrigation, par l’acquisition d’appareils d’analyse et de nouveaux bancs d’essais pour les tests des conduites d’irrigation thermoplastiques;

• La réalisation de 600 tests de caractérisation des performances techniques des matériels d’irrigation au niveau du laboratoire d’hydraulique au profit des fabricants et des agriculteurs;

• L’élaboration de projets de normes nationales pour les caractéristiques des matériels d’irrigation (16 normes), les protocoles d’essais des performances des matériels (5 normes) et une norme pour la définition de l’équipement minimal d’une installation d’irrigation localisée.

Encadré: L’EVOLUTION DE LA TARIFICATION  DE L’EAU DANS LES PERIMETRES IRRIGUES GERES PAR LES ORMVA

Dans le cadre de l’effort continu de réajustement des tarifs de l’eau d’irrigation en vue de couvrir les coûts d’exploitation et de maintenance des réseaux d’irrigation, l’année 2005 a connu des augmentations des tarifs de l’eau d’irrigation notamment pour les périmètres du Gharb, Souss-Massa, Doukkala, Moulouya et Loukkos  pour lesquels la couverture des coûts récurrents du service de l’eau par les tarifs n’est pas assurée. Ces augmentations mises en application depuis le mois de janvier 2005 (date de publication au bulletin officiel des arrêtés interministériels portant révision des tarifs de l’eau) ne dépassent pas 7% soit 0,02 à 0,05 DH/m3.

Compte tenu des réajustements sus mentionnés, les tarifs de l’eau en vigueur dans les périmètres d’irrigation varient de 0,22 à 0,27 Dh/m3 pour les réseaux gravitaires sans relevage, de 0,25 à 0,38 Dh/m3 pour les réseaux gravitaires avec relevage et de 0,43 à 0,67 Dh/m3 pour les réseaux sous pression.

Parallèlement à l’effort d’ajustement des tarifs de l’eau d’irrigation, l’amélioration du recouvrement des redevances d’eau d’irrigation a fait l’objet d’une attention particulière au cours de l’année 2005, en vue d’améliorer les recettes du service de l’eau. En effet, depuis 2002 un plan d’amélioration du recouvrement des redevances d’eau est mis en œuvre et vise d’une part l’amélioration des niveaux de recouvrement des nouvelles émissions des redevances d’eau d’irrigation de 10% chaque année sur la période 2002-2005 et d’autre part l’apurement des arriérés des redevances d’eau d’irrigation.

 Depuis la mise en oeuvre du plan d’amélioration des recouvrements des
redevances d’eau d’irrigation en 2002, le recouvrement des recettes de l’eau s’est nettement amélioré et le taux de recouvrement des redevances d’eau est passé de 65 % en 2001 à 83 % en 2005.

III-3–3 AMENAGEMENT DE L’ESPACE AGRICOLE

3 -3 -1  L’agriculture irriguée

3-3-1-1 Partenariat public privé

L’année 2005  a été marquée par la signature de la convention de financement de la contribution publique au projet de partenariat public privé d’El Guerdane le 04 février 2005, entre le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes  (autorité délégante), le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social et la Société AMENSOUSS S.A.(délégataire).

La convention de gestion déléguée, est entrée en vigueur  à partir du 23 décembre 2005. Depuis, les études de réalisation du projet ont été lancés avec l’objectif de lancer les travaux en 2007 pour une durée de 2 années.

Endadré: PROJET DE PARTENARIAT PUBLIC PRIVE DU PERIMETRE AGRUMICOLE D’EL GUERDANE

Le projet de partenariat public privé du périmètre agrumicole d’El guerdane a pour objet le cofinancement, la construction et l’exploitation des infrastructures d’irrigation à partir des eaux superficielles régularisées par le complexe hydraulique Aoulouz-Mohamed Mokhtar Soussi, pour la sauvegarde de la zone agrumicole d’El Guerdane (10.000 ha) menacée par le tarissement des ressources en eau souterraines de la nappe du Souss.

Le complexe hydraulique Aoulouz-Mohamed Mokhtar Soussi permet de régulariser annuellement près de 180 Millions de m3. Une dotation annuelle de 45 millions de m3 d’eau superficielle est allouée à la zone d’El
Guerdane.

L’utilisation de cette dotation par les agriculteurs du périmètre nécessite la
réalisation d’importantes infrastructures d’irrigation dont le coût est estimé à987 millions de dirhams, comprenant un adducteur principal de  90 km et un réseau de distribution de l’eau d’irrigation de 300 km environ.
Le délégataire a été désigné en juillet 2004 par voie d’appel d’offres international lancé en janvier 2004. Le groupement retenu a présenté l’offre la plus avantageuse correspondant à un prix de l’eau aux usagers de 1,48 DH/m3 hors TVA. Ce groupement a créé une société de projet dénommée «Amensouss S.A».

La réalisation du projet est prévue selon le montage financier suivant:

  1. Etat: 237,5 MDH (Subvention du Fonds Hassan II)
  2. Partenaire Privé: 432.0 MDH (fonds propres et emprunts privés):
  3.  237,5 MDH (prêt concessionnel du Fonds Hassan II à 1% d’intérêt, remboursable en 10 annuités avec une période de grâce de 20 ans).
  4. Agriculteurs: 80 MDH (droit de branchement 8.000 DH/ha)

- Prix de l’eau Hors TVA: 1,48 DH/m3

3-3-1-2 Extension de l’irrigation

Durant l’année 2005 il a été procédé au démarrage effectif des travaux du projet d’aménagement du périmètre Sahla, en vue de l’irrigation par aspersion d’une superficie de 3240 ha dans la province de Taounate, à partir du barrage Sahla. Ce projet est financé par un don de l’Union Européenne pour un montant de 28,6 Millions d’Euros. Le coût du projet est estimé à 527 millions de Dirhams.

Concernant les travaux des projets Est1-Est4 de 7000 ha dans le Gharb, ils sont pratiquement achevés. Ceux du projet d’El Merja de  4.030 ha dans le Loukkos sont en voie d’achèvement.

3-3-1-3 Réhabilitations des périmètres

Les programmes de réhabilitation des périmètres irrigués ont pour objectif la préservation du  patrimoine d’irrigation existant. Ils bénéficient d’une priorité grandissante dans la programmation budgétaire et font en outre partie intégrante de l’action menée en matière de développement rural intégré, dans le cadre notamment du projet de développement rural intégré centré sur la PMH.

a) Les réhabilitations intégrales

Les projets de réhabilitation intégrale des périmètres traditionnels d’irrigation visent l’amélioration des performances hydrauliques des réseaux d’irrigation et la gestion des équipements par les usagers. Le programme en cours de réalisation comporte les projets suivants:

• Projet de réhabilitation des périmètres de PMH dans les provinces du Nord: Ce projet a pour objectif, à terme, la réhabilitation de 23.850 ha répartis sur 10 provinces du Nord (Tétouan, Larache, Chefchaouen, Taounate, Al Hoceima, Taza, Taourirt, Nador, Oujda et Figuig). Son financement est assuré actuellement par le budget de l’Etat pour une tranche de 9.433 ha et par la KFW pour une tranche de 15.008 ha. Cette dernière tranche concerne l’aménagement hydro-agricole des périmètres irrigués de PMH de l’ORMVA de la Moulouya et des DPA de Taza, Oujda, Nador et Figuig.

Les activités d’aménagement qui ont marqué l’exercice 2005 ont consisté en l’achèvement des travaux sur une superficie de 3.448 ha (Oujda, Nador, Chefchaouen et Taourirt) et la poursuite des travaux sur 15.252 ha (Taza, Nador, Tétouan et Taourirt). Depuis le démarrage du projet, une superficie de 7.948 ha a été achevée.

• Projet de développement rural intégré centré sur la petite et moyenne hydraulique (DRI-PMH): Les activités prévues par ce projet ont porté, au niveau de sa première tranche, sur la réhabilitation des réseaux d’irrigation de 11.100 ha contre 9450 ha prévus initialement. Les trois provinces concernées au titre de cette première tranche sont: Azilal, Khénifra et Al Haouz qui font partie d’un vaste programme de réhabilitation devant concerner, à terme, une superficie de 62.700 ha étendue à d’autres provinces des zones de montagne. La population bénéficiaire de la première tranche est estimée à 37.000 personnes. les travaux ont démarré en 2001. Le projet s’appuie sur une approche d’intégration des composantes agricoles et socio-économiques et de participation à l’échelon local de l’ensemble des intervenants dans le développement rural. Les réalisations au titre de l’exercice 2005 ont porté sur:

- La poursuite des travaux d’aménagement sur une superficie de 4.100 ha (19 périmètres dans la Province d’Azilal).

- La poursuite des études d’exécution concernant 21 périmètres d’irrigation sur une superficie totale de 4. 155 ha -L’élaboration d’un référentiel technico-économique.
 
- La poursuite de la réalisation des Infrastructures communautaires complémentaires (pistes rurales, alimentation en eau potable, infrastructures sanitaires et éducatives, électrification), financés à partir du Fonds de Développement Rural (FDR), pour un montant de 46,75 millions de DH, dans les trois provinces concernées par le projet.

• Projet de développement rural intégré du Dadès: Au titre de ce projet de développement agricole intégré autour de la réhabilitation des périmètres de PMH de la région oasienne du Dades, la composante réhabilitation et développement de l’irrigation inscrite dans le cadre de ce projet porte sur la réhabilitation de 112 séguias et 38 khéttaras pour un coût global estimé à 188 Millions de DH financé par la KFW et l’OPEP.

Les travaux de réhabilitation des khéttaras ont été achevés en 2004. Ceux concernant l’aménagement des seguias ont été réalisés durant l’année 2005 sur 111 km soit 52% du linéaire prévu par le projet.

b) Les Réhabilitations spécifiques

La réhabilitation dite spécifique ou ponctuelle est une action ciblée sur des ouvrages particuliers qui sont à l’origine de dysfonctionnement dans la marche normale du réseau d’irrigation d’un périmètre dont l’état général est considéré encore bon ou moyen.

b-1 Domaine de la Grande Irrigation

b.1.1 Projets antérieurs et en cours:

Depuis 1986, l’Etat marocain a engagé un programme d’ajustement du secteur de la Grande Irrigation en vue d’améliorer sa rentabilité et assurer  sa durabilité. C’est dans ce cadre que les deux Projets d’Amélioration de la Grande Irrigation (PAGI 1 et PAGI 2) et le Projet de Réhabilitation de la Grande Irrigation (PRGI) ont été conçus et mis en œuvre.

Ces trois projets ont mobilisé environ 3 Milliards de DH pour l’exécution des travaux de réhabilitation des équipements hydro agricoles. Les objectifs recherchés à travers ces projets sont (i) la préservation des investissements publics en Grande Irrigation, (ii) l’amélioration de l’efficience des systèmes de distribution et des performances techniques des équipements hydro agricoles, (iii) la continuité et la pérennité du service de l’eau dans les grands périmètres irrigués, (iv) et la maîtrise des charges du service de l’eau.

b.1.2 Situation du PRGI à fin 2005:

Le volume des opérations engagées en terme comptable a atteint 672 Millions de DH, soit 79% de l’enveloppe totale consacrée au projet (850 millions de DH).

b-2 Actions de sauvegarde des périmètres de PMH

Parallèlement aux projets d’extension et de réhabilitation intégrale, un programme annuel de travaux de réhabilitations  ponctuelles est réalisé. Ce programme vise la sauvegarde et le maintien en état de fonctionnement des ouvrages et des seguias principales de certains périmètres d’irrigation existants où prédominent la petite et la micro exploitation.

La réalisation de ces travaux dépasse les capacités techniques et financières des usagers et revêt un caractère d’urgence, à vocation sociale, pour maintenir l’irrigation dans ces périmètres en préparation de la prochaine campagne agricole. La structure de ce programme se présente comme suit:

• Les travaux d’aménagement hydro agricole concernant les périmètres de Moyenne Hydraulique, ont concerné une superficie de 8250 ha dans les Provinces d’Al Hoceima (300 ha), de Boulemane (1.000 ha), d’El Hajeb (5.200 ha), d’Agadir (périmètre d’Ait Baha sur 280 ha) et d’Ifrane (périmètre Amghass central et aval: 1.470 ha).

• Les travaux de restauration des seguias et khéttaras de la Petite Hydraulique traditionnelle, ont porté sur l’achèvement des travaux sur une superficie totale de prés de 11.000 ha répartis sur 29 petits périmètres situés dans 12 Provinces.  

• Les travaux de maintenance et de réparation des dégâts de crues des périmètres de PMH ont concerné au niveau de l’aspect maintenance la réparation ponctuelle des ouvrages et des réseaux dans 15 périmètres d’une superficie totale de 2.750 ha. Concernant le volet réparation des ouvrages et réseaux d’irrigation occasionnés par les dégâts de crues, les travaux ont été achevés  sur une superficie de 2.700 ha répartis dans 5 provinces et se sont poursuivis sur une superficie de 3.500 ha.

• Le programme spécial de réparation des dégâts du tremblement de terre enregistré au niveau de la Province d’Al Hoceima en 2004: Pour venir en aide aux populations sinistrées par le séisme et les dégâts de crues dans la province d’Al Hoceima, un programme d’urgence a été mis en place pour la réparation des ouvrages hydro-agricoles endommagés principalement au niveau des périmètres de Neckor et Ghiss. A cet effet, une enveloppe de prés de 40 MDH a été mise en place sur la période 2004-2006. En 2005, les travaux se sont poursuivis sur une superficie de 2.600 ha.

3-3-2 L’agriculture pluviale (zones bour)

3-3-2-1 Les Périmètres de Mise en Valeur en Bour (PMVB)

Depuis le lancement du programme des Périmètres de Mise en Valeur en Bour, dans le cadre de la loi 33/94, les réalisations cumulées  jusqu’à la fin de l’année 2005 ont porté sur 49 projets d’un coût global de 1523 MDH, dont 39 projets sont quasiment achevés et 10 projets sont en cours d’exécution.

Ces PMVB couvrent près de 1.633.000 ha et bénéficient à une population de près de 864.000 habitants.

3-3-2-2 Les projets de développement rural intégré

  1. Le projet de développement rural intégré centré sur la mise en valeur en bou (DRI-MVB)

L’objectif global à long terme consiste à améliorer les conditions socio-économiques des petits agriculteurs et éleveurs dans les zones «bour» en promouvant le développement participatif local et en encourageant une croissance agricole durable. Le projet prévoit le renforcement des capacités d’intervention dans les zones bour et la réalisation de 7 projets de développement représentatifs des principales problématiques de développement dans ces zones.

Ce programme intéresse une superficie totale de 574.000 ha dont 63.300 ha de SAU et une population totale de 127.900 habitants. Les principales activités réalisées en 2005 ont concerné:

• La poursuite de l’assistance technique pour l’élaboration d’un programme de formation et d’un manuel opérationnel de préparation et d’exécution des projets de PMVB (en cours de finalisation).

• Le lancement de l’assistance technique pour l’établissement du système de suivi-évaluation des projets DRI-MVB;

• La poursuite de l’assistance technique pour l’établissement de Programmes d’Investissements Communaux. Tous les contrats sont actuellement en phase de diagnostic participatif; 

• La finalisation des études relatives à la proposition d’une démarche de programmation participative et la réalisation de sessions de formation en approche participative (300 bénéficiaires).

• L’établissement de six conventions avec les centres régionaux de la recherche agronomique de l’INRA pour le renforcement de la recherche décentralisée au niveau des zones d’action du projet.

• L’établissement de conventions de partenariat avec 12 associations de développement local.

b) Le projet de développement des zones montagneuses de la province d’Al-Haouz:

Le projet intègre à la fois des composantes de développement agricole et rural. Il couvre une superficie de 240.000 ha et bénéficie à une population de 112.000 habitants. Les principales réalisations cumulées à fin 2005 ont concerné:

• Les actions de promotion de la femme rurale notamment l’action d’alphabétisation à travers l’équipement de 62 classes;

• La réalisation des travaux de PMH sur 2163 ha; de DRS fruitière sur 400 ha; de plantation de 148 000 plants; d’amélioration pastorale de 1220 ha; de création de 20 km de pistes de désenclavement et de 65 points d’eau.

c) Le Programme de développement rural intégré centré sur la gestion des ressources naturelles dans les provinces du Nord.

D’un coût global évalué à 458 millions de Dirhams, financé en partie par MEDA, le projet DRI-GRN concerne  une superficie globale de 1.350.000 ha répartie sur huit provinces du Nord. La population bénéficiaire est estimée à 1.200.000 habitants. Le projet DRI-GRN porte essentiellement sur deux sous-programmes:

• L’aménagement des Bassins Versants des oueds Snada, Ouergha, M’soun et Mammis dans la région centrale du Rif.

• Le développement participatif et durable des plaines de Midar-Driouch (Nador) et d’Oujda.

d) Le projet d’aménagement et de mise en valeur en bour des Doukkala.

Le projet d’aménagement et de mise en valeur en bour des Doukkala, couvre une superficie de 14.000 ha située dan la zone du sahel des Doukkala. Il a été achevé en 2005 par  la réalisation des aménagements fonciers sur 4000 ha; la création de 165 km de pistes rurales et l’aménagement de 33 points d’eau.

 
 

 

 



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