Selon
la vocation régionale, les populations ovines existantes
et les systèmes d'exploitation, le plan Moutonnier a
défini 3 groupes de zones :
a-
Zones "Berceaux de races"
:
Ce
sont des zones bien délimitées géographiquement
et où un type d'animaux homogènes est élevé
depuis une longue durée.
Ainsi,
on a délimité les zones "Berceaux de races"
Timahdite au Moyen Atlas, Beni guil sur les plateaux de l'oriental,
Sardi sur le plateau Central de la chaouia, D'man dans les vallées
de Ziz et Drâa, Boujaâd et Beni Ahsen dans la régin
du Gharb.
Le
but de cette opération est la fixation des races locales
pures dans leurs berceaux (Ressources génétiques
ovines au Maroc, boujenane; 1999).
b-
Zones de croisement :
Comme
leur nom l'indique, ce sont des zones où tous les types
de croisements sont permis, qu'ils soient entre les races locales
ou entre celles-ci et les races d'origines importée,
bien que le Plan Moutonnier fasse surtout allusion au croisement
industriel*.
Ce
sont, généralement, des zones à fortes
concentration d'ovins, de composition raciale hétérogène
et disposant de potentialités agricoles (Ressources génétiques
ovines au Maroc, boujenane; 1999).
c-
Zones d'élevage traditionnel
:
Ce
sont des zones où l'élevage des ovins est pratiqué
depuis longtemps, mais sans qu'il ait de races bien définies.
Ce sont surtout les régions du Rif, du Haut Atlas et
de l'Anti Atlas
Le
climat qui sévit dans ces zones est rude et les ressources
alimentaires sont faibles (Ressources
génétiques ovines au Maroc, boujenane; 1999).