Protection
sanitaire du cheptel
L'importance
des maladies réputées légalement contagieuses
tient aux pertes économiques engendrées par la
mortalité qui peut atteindre 80% dans le cas de la fièvre
aphteuse en absence d'un programme de lutte (Tome
I-Protection sanitaire du cheptel; 2000).
L'encadrement
sanitaire, aussi bien par le secteur public, le secteur vétérinaire
privé et les organisations professionnelles, vise à
garantir un environnement sanitaire adéquat pour permettre
au chaptel d'exprimer pleinement ses potentialités productrices
et reproductrices (MADRPM/DE).
Sur
le plan de l'encadrement on a :
1.
Secteur public
La
mise en place d'un enseignement vétérinaire au
Maroc a permis dés les années 1970 de renforcer
l'encadrement technique des éleveurs, mais a également
permis une décentralisation de la couverture sanitaire
vétérinaire pour passer de 113 communes couvertes
en 1975 à 435 à l'heure actuelle. Le nombre de
cadres supérieurs et moyens impliqués dans cet
encadrement a également évolué globalement
vers la hausse. Par ailleurs, la formation post-universitaire
des cadres aussi bien des services de l'élevage (épidémiologie
et économie, inspection sanitaire vétérinaire),
des cadres des laboratoires (formation aux techniques de laboratoire
de pointe) a permis d'améliorer cet encadrement (MADRPM/DE).
Le
réseau des laboratoires régionaux et nationaux
est d'un recours permanent pour répondre à tous
les besoins d'analyses émanant aussi bien du secteur
public que du secteur privé, mais également pour
le suivi et le traçage de la situation épidémiologique
et sanitaire du pays vis à vis des maladies animales
contagieuses et les zoonoses (transmissibles à l'homme).
Ces même laboratoires jouent un rôle actif avec
les services vétérinaires aux frontières
pour éviter l'introduction de toute maladie sur notre
territoire (MADRPM/DE).
2.
Secteur privé
La
mise en place des bases légales du secteur privé
de la médecine et de la pharmacie vétérinaire
a permis le développement rationnel de l'excercice dans
ce secteur, mais également un désengagement de
l'Etat en matière de soins individuels au profit des
missions de lutte, de contrôle et d'éradication
des maladies contagieuses et des missions de santé publique
vétérinaire (MADRPM/DE).
L'octroi
de zones de prophylaxie aux vétérinaires du secteur
privé dans le cadre du "mandat sanitaire" (autorisation
spéciale accordée au vétérinaire
privé pour exercer dans le domaine particulier des maladies
animales légalement contagieuses) a permis, d'une part,
au vétérinaire nouvellement installé d'être
en contact direct avec les éleveurs et par conséquent
d'asseoir les bases de rapports appropriés avec les éleveurs
qu'il encadre par le bais de la prophylaxie d'Etat, et d'autre
part, de mettre à la disposition des éleveurs
un encadrement sanitaire rapproché de leurs élevages
(MADRPM/DE).