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Bulletin de liaison
du Programme National de TRANSFERT DE TECHNOLOGIE EN AGRICULTURE |
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La Protection des Obtentions Végétales
au Maroc
Intérêt de l'Utilisation des Semences Certifiées
L'utilisation des semences certifiées issues de variétés productives est un facteur essentiel dans le processus de diffusion du progrès génétique. Ce progrès, incorporé dans les nouvelles variétés, combine une productivité élevée, une bonne adaptation au milieu physique, une meilleure résistance aux parasites et une qualité répondant aux exigences du marché. Pour transférer intégralement ce progrès en milieu agricole, il faut utiliser ces semences dans des conditions qui garantissent la préservation des caractères génétiques désirés dans le produit final. Cette garantie ne peut être obtenue que par l'application des systèmes de multiplication, qui permettent d'assurer l'approvisionnement des agriculteurs en semences de haute qualité. Ces systèmes sont définis dans la législation et les règlements techniques de la production, du contrôle et de la certification des semences ainsi que du conditionnement et de la commercialisation des semences. L'utilisateur de la semence certifiée a donc une double garantie: quantitative d'une part, puisqu'il est assuré pour l'identité variétale, qui peut lui procurer un rendement élevé, et qualitative d'autre part, puisqu'il a une garantie quant à l'état phytosanitaire, à la haute capacité de germer et à la propreté des semences. Utilisée à grande échelle et avec toutes les techniques modernes de production, la semence certifiée provenant des variétés améliorées peut contribuer à l'accroissement de la production agricole par l'augmentation des rendements. Elle peut aussi stimuler le développement de l'industrie semencière et du commerce extérieur. La question posée est donc de savoir quel serait l'apport des semences certifiées issues des variétés améliorées sur les rendements. Au Maroc, le rendement national de blé tendre a presque doublé entre 1978 et 1994, alors que la pluviométrie a connu une régression sensible. Le rendement national pour la période 1961-78 a fluctué autour d'une moyenne de 9 qx/ha, alors que la période 1978-95 a connu des rendements croissants en moyenne (0,5 qx/ha par an). Par ailleurs, il a été démontré que le gain de rendement pour les céréales, au cours de ces dernières années, aurait été d'au moins 1 ql/ha par an (soit un rendement moyen de 25 qx/ha), si la diffusion des nouvelles variétés avait été plus rapide et plus généralisée, et si les intrants avaient été appliqués plus convenablement. Quant au blé dur, les gains de rendement liés à l'amélioration génétique ont été estimés respectivement à 22 et 40% pour les variétés "classiques" (Cocorit, Jori et Hadj Mouline) et les nouvelles obtentions (Karim, Marzak et Acsad 65); par rapport à la variété de référence 2777. Le rendement moyen de l'ensemble de ces variétés est de 23, 25, 41 et 56 qx/ha, respectivement pour le semi-aride, les zones favorables, la montagne et l'irrigué. Des essais menés par la SONACOS, pendant une année (1995-96), sur l'évaluation de l'effet des semences certifiées, ont montré que les gains apportés par la semence certifiée (R1 et R2) par rapport à la semence commune de l'agriculteur et à la semence commune du souk étaient respectivement de 37 et 174% pour le blé dur (variété Karim) et de 28 et 58% pour le blé tendre (variété Marchouch). Aux Etats-Unis, les rendements de maïs dans l'Etat de Iowa étaient de 40 qx/ha pour la période 1924-1933, avant l'introduction des hybrides. Pour la décennie 1939-1949, coïncidant avec la généralisation des hybrides, les rendements atteignaient 56 qx/ha, soit un accroissement de 40%; ils dépassèrent 80 qx/ha pour la décennie 1970-1980. En Europe, l'utilisation des semences certifiées dans les années 80 a contribué à un accroissement des rendements de maïs de 80%. En France par exemple, avec l'utilisation des hybrides, le rendement du maïs est passé de 40 qx/ha (avant 1945) à plus de 120 qx/ha actuellement. En outre, la création de variétés précoces a permis l'extension de la culture du maïs dans le Bassin parisien. En plus de son rôle dans l'augmentation des rendements et leur stabilisation, l'utilisation de la semence certifiée issue des variétés améliorées améliore également la qualité des récoltes, augmentant ainsi la valeur commerciale des produits obtenus. A titre d'exemple, l'amélioration de la valeur boulangère des blés, l'accroissement du taux de protéines et de lysines dans les grains du maïs, et la création de variétés de colza sans acide érucique (nocif à la santé humaine) et sans glucosinolates (nocifs à la santé animale). Des améliorations sont également apportées aux cultures destinées à la transformation industrielle, comme les oléagineux et les plantes sucrières. Sur le plan macro-économique, le développement de la filière semencière peut jouer un rôle de premier plan par:
Par La Commission composée des représentants
de INRA (Animateur), DPV, DPVCTRF, DEPAAP, DERD, DE, SONACOS, SOGETA, COMAPRA,
AMMS, AMSP
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| © 1998, Bulletin réalisé à l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Responsable de l'édition: Prof. Ahmed Bamouh Programme National de Transfert de Technologie en Agriculture (PNTTA) B.P:6446-Instituts, Rabat, Maroc Tél-Fax:(212) 37-77-80-63 |